25.4.17

Madeleine SINS, 28 avril et Jean-Pierre BERTOZZI, 5 mai 2017

Polarité

-ce qui se construit-ce qui se transforme-


Couleur-noir et blanc, solitude-échange, altruisme-égoïsme, engagement-désengagement, composition-décomposition, minéral-végétal, vide-plein, net-flou, rond-carré, positif-négatif. Les polarités s’opposent ou se complètent. Les travaux présentés sont les échos de polarités propres mais aussi communes dans une recherche instantanée où deux œuvres s’harmonisent dans leur différence.

première semaine, Madeleine Sins

Laisser les couleurs devenir autonomes. Laisser les formes se faire et se défaire, les lignes garder ou perdre leur rigueur. Je ne vise même pas l’inachèvement, puisque il est, comme le regret, inévitable. Il faudrait parvenir à une œuvre où le travail ne se voit pas, où le désir l’a confondu.










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17.4.17

Françoise PALLIER, 21 avril 2017


Le travail de Françoise Pallier cherche à donner matière à l'immatériel. L'empreinte de signes ou de visages gravés sur des carreaux de grès ou de porcelaine relatent le silence de la mémoire captée du temps, l'instant d'un songe.
« L'imagination de la matière incline à à voir dans la pâte la matière primitive. Et dès qu'on évoque une primitivité on ouvre au rêve d'innombrables avenues. » 
              Gaston Bachelard, La terre et les rêveries de la volonté, éditions José Corti 1996.






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10.4.17

Johanna PACHECO-SURRIABLE, 14 avril 2017

Partir d'un endroit pour vivre et connaître un autre lieu.
Mon lieu de naissance vers un autre lieu de naissance.
Depuis sept ans, je plie et déplie le carton, un matériau éphémère, pour représenter un territoire intime qui se déplace vers l'extérieur de soi même.
Dans mon travail j'explore le rapport de l'individu dans leur société.
Actuellement je réalise une série  intitulée "assemblages pour mieux comprendre la suite.. ", composée de formes géométriques s'unissant les unes aux autres et superposées pour former différentes positions dans l’espace.





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28.3.17

Cornelia EICHHORN, 31 mars et 7 avril 2017

Aborder la question de ce qu’est l’être humain renvoie à la philanthropie ou à la misanthropie, aux humanistes ou à Schopenhauer. La réponse consistant à savoir si l’humain est bon par nature.
Cornelia Eichhorn, à travers ses propositions plastiques, prend la question sous un autre angle. Elle nous questionne sur la violence d’être un humain, sur la violence de l’être humain, sur les codes comportementaux et de communication engendrant une pression perverse et parfois violente. Elle tente d’observer comment les individus se comportent au sein de le masse, du groupe, comment ils s’attribuent des rôles.
Elle cherche un langage artistique qui met-en-scène une sorte de torture infligée à ses protagonistes, soit dans leurs postures, dans leur actions ou par leur environnement. Ils deviennent ainsi des marionnettes, des cobayes qui sont forcés à incarner des dysfonctionnements des relations et valeurs humaines, les rapports de forces pervers entre l’individu et le groupe. Elle utilise une imagerie violente parce que ces contrariétés sont minimisés dans la société alors qu’il n’y a rien de plus violent parfois et qu’elles conditionnent toute notre existence.

Cette violence sociale commence souvent par nos habits. C’est ainsi que les habits prennent une place importante dans son travail, car ils expriment une sorte d’uniformisation, le vêtement demeure notre outil d’être ensemble, définit notre identité vis-à-vis d’autrui. Cornelia met l’accent sur cette étrangeté, cette absurdité des codes sociaux qui sont pourtant le signe de notre civilisation. La femme est davantage soumise à l’importance du paraître, elle est sommée de répondre à des codes sociaux: L’escarpin est bel et bien un instrument de torture! L’artiste nous donne à voir l’habit comme il est: une matière sociale, une prothèse aliénante.
                                                                                       Romuald Combe


 



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