20.9.20

Nathalie BEKHOUCHE le 25 septembre 2020

Mon travail interroge le lien qui existe entre une matière, ses capacités plastiques et les questionnements spécifiques qu'elle soulève. Simplement, il tente d'exploiter la portée symbolique, historique, géographique et linguistique des gestes, des savoir faire et des matériaux textiles. Le tissage n'est plus simplement une action de construction formelle mais devient une manière de penser et de construire, à part entière. L'univers si spécifique des textiles offre un vaste champ de recherche formel et poétique. Il semble restreint mais aborde finalement de manière subtile certains concepts généraux telles que la transmission, l'industrialisation, la colonisation, la consommation, la mondialisation...

Mon travail tente de mettre en lumière ce qui unit subtilement les techniques, matériaux et objets textiles avec leur environnement passé et présent.

Au Hublot...

Le geste de détissage semble aussi absurde que technique. Paradoxalement, celui-ci permet de faire resurgir la structure, la souplesse, la fragilité et la force des matières textiles. La frontière qui oppose l'art de l'artisanat, l'utile de l'inutile et le construit du détruit est ainsi remise en question. Rehaussé sur la structure d'une lanterne, le tissu détissé tente quant à lui, de mettre en lumière le lien qui existe entre les matières textiles, leur savoir faire, leur histoire et l'océan.

                   Son instagram: @Nathaliebekhouche

                        


6.9.20

Marie-Jeanne CAPRASSE le 11 septembre 2020

Au cœur d’un dialogue ouvert entre abstraction et figuration, la peinture de Marie-Jeanne Caprasse définit les termes d’un réalisme libre, qui brise l’objectivité de la représentation par la réinterprétation vibrante de ses modèles. Concevant ses portraits comme des paysages, et réciproquement, elle prend des photographies collectées au fil des ans pour points de départ d’un naturalisme fantasmagorique, dominé par un sentiment d’étrangeté. {…}
La confusion de l’humain et du végétal donne lieu à des paysages possiblement anthropomorphiques, résolument ancrés dans un « exotisme », compris au sens d’esthétisation de l’extranéité. Avec la série Reality (2013-15), les plantes tropicales (palmiers) ou des déserts (yucca) côtoient ainsi cyprès, pins et champignons dans des décors de fantaisie, délestés de toute marque temporelle. Autres paysages et paysages de l’autre, ils sont représentés dans la prolifération, le rhizomatique, l’entrelacement et le foisonnement, déployant une organicité folle et autonome. Des forêts qui composent des bouquets géants aux plantes mutantes où les végétaux entremêlés dessinent un labyrinthe naturel comme métaphore des circonvolutions et des plis de l’appareil psychique.

Florian Gaité, Marie-Jeanne Caprasse, (Dé)Figurer l’étrange (extraits), mars 2016
               Le site de Marie-Jeanne Caprasse ici 


                         Son Hublot du soir



2.7.20

Camille d'ALENÇON du 03 juillet au 11 septembre 2020

Toujours pas de vernissage mais un "finissage" public 
                          le 04 septembre 2020

Née à Paris en 1985, Camille d'Alençon sort diplômée en sculpture appliquée aux matériaux de synthèse de l’École Olivier de Serre en 2006 et en image imprimée des Arts-Décoratifs en 2009.
Camille d'Alençon développe en autodidacte sa technique de peinture à l'huile en réalisant des portraits, après s'être familiarisée avec de nombreuses techniques de gravure, de sculpture et de moulage.
L'instantanéité de la peinture lui permet un cheminement d'un sujet à l'autre, elle présente au regardeur des non-lieux comme les toits des villes, le marché de Rungis, le périphérique parisien, des gestes, des postures dans des instants volés.
Voilà comment, entre le fascinant, l'impertinent, l’insolite, le beau, l'étrange, l'improbable, l'on chemine des animaux morts au périphérique.
Être toujours à la limite, provoquer, non pas pour déranger, mais pour dédramatiser. Il y a du beau dans une tête de veau ; tout compte fait !

                 Le site de Camille d'ALENÇON ici
                    Le Hublot du 03 juillet 2020
  Le Hublot du 20 juillet 2020
                     Le Hublot du 14 août 2020
                     Le Hublot du 28 août 2020



Et quelques infos supplémentaires sur l'activité de Camille d'Alençon à venir...


Résidence à l'OpenBach à Paris 13 
du 27 juillet au 2 août

Les paysages urbains seront à l’Espace d'Art Chaillioux 
de Fresnes pour l'exposition «Urbanité» 
du 8 septembre au 24 octobre

Les scènes métropolitaines et les portraits d’extérieur seront au Salon Artcité à Fontenay-sous-Bois  
du 17 septembre au 17 octobre, vernissage le 19 septembre

Les portraits des travailleurs de Rungis 
seront au Salon MacParis au Design Bastille Center du 10 au 15 novembre

27.6.20

Cécile BONDUELLE du 26 juin au 03 juillet 2020

                  Le site de Cécile BONDUELLE ici
            "Domestication" Métal, Bois de bateaux 2020