20.3.19

Le HUBLOT en travaux...

En raison d'un retard dans la remise en état de la vitre du Hublot, l'exposition de l'œuvre de  Yves Pierre CLÉMENT programmée le 22 mars 2019 est reportée à une date ultérieure.

A suivre...


24.2.19

Kiki PICASSO du 01 au 15 mars 2019


Illustrateur, affichiste, dessinateur, peintre proche de la Figuration Narrative, vidéaste, Kiki Picasso co-fonde le groupe subversif Bazooka qui intervient dans l'illustration de presse, la bande dessinée, les clips, éditent des fanzines dans une démarche qui doit tout aux situationnistes qui rejettent les séparations entre l’art, l’architecture, la poésie, la politique, la philosophie, et aux dadaïstes qui protestent par la dérision et l'irrationalité contre l'absurdité universelle.
Après la dissolution du groupe, Kiki Picasso reste un militant d'une certaine non-conformité combative artistique, il s’oriente vers la vidéo et la peinture électronique.
Il travaille pour la TV avec cette même volonté de provoquer la réflexion sur les faits d’actualité avec des images décalées, transgressives.
Ses films électrisent les dancefloors. Il rejoint le groupe d'artistes Alien Nation qui met en scène des spectacles multimédias intégrant la performance, la vidéo, la musique live...

Ce touche à tout, hédoniste, déséducateur, écrit et illustre “Psychoactif, un livre hallucinant” sur l’usage récréatif et spirituel du LSD. Il illustre les brochures « Overdoses" sur la réduction des risques édités par ASUD et son journal.
Il réalise le long-métrage «Traitement de substitution N°4» et «Autopsie d'un Grand Peintre», construit des Chars de Carnaval, la Gay pride, la Fête de la musique, la Techno-parade… Performeur au Cirque Électrique, il intervient dans cet univers hybride entre tradition du cirque et réalité d’une culture urbaine radicale et moderne.
En 2017 Il expose 20 tableaux dans « L'esprit français Contre-cultures, 1969-1989 » à La Maison Rouge. 


          Plein de choses sur Kiki PICASSO ici, ici et
Son Hublot du soir


17.2.19

Denis MARTIN le 22 février 2019


"J’aime la peinture, intimement et viscéralement. Sa variété de techniques et son infinie richesse. Sa sonorité même. L’étendue des possibles qu’elle offre avec cependant un goût prononcé pour l’huile. Sa lenteur de séchage, son odeur, tour à tour son âpreté ou sa grande sensualité. Son exigence et sa difficulté. Cette indocilité qui la caractérise si bien. Pour le peintre que j’espère être ou plus justement que je redeviens chaque jour de ma vie, peindre c’est accepter et assumer l’échec de l’œuvre, du tableau, inévitablement, inlassablement parfois même merveilleusement afin de mieux relever le gant et recommencer encore et toujours avec intensité, assiduité revenant donc à l’essentiel qui n’est pas le tableau lui-même en tant qu’objet mais bien ce qui l’anime, la peinture elle-même et ce désir, cette nécessité de peindre pour se laisser glisser enfin vers le lâché prise et à l’apparition de formes sincères. Sans destruction de la peinture, il ne peut y avoir de peinture et donc de chose à voir. Ce chemin-là, celui de cette peinture, le mien depuis 30 ans, est un labyrinthe exquis et redoutable, tant il est bon de s’y perdre et vous incite à rester dans son antre, pleinement, indéfiniment, comme le fœtus dans le ventre de sa mère. Mais puisqu’il faut bien se résoudre à en sortir un jour, c’est pour mieux se replonger dans l’inconnu, échapper ou tuer ce Minotaure que sont le renoncement ou la satisfaction complaisante; la seule voie possible, le seul fil d’Ariane salutaire étant d’aller vers soi- même, fidèle à sa perception sensible du monde, et à l’intimité de son propre regard. Car s’il faut reconnaitre l’existence du tableau malgré tout et presque malgré lui comme étant la réussite illusoire d’une vérité toujours mouvante, de ce presque rien insaisissable ou ce grand tout abyssale qui vous échappent sans cesse, l’idée de le reprendre et donc de le repeindre, voir, de le détruire radicalement n’est ni factice ni dérisoire. La succession de couches, de traces, de griffures donnant du temps au temps, vie, puis chair et enfin corps..."
                                                                                          Denis Martin "Démarche artistique générale" extrait


    Denis MARTIN est représenté par la galerie Nicolas Deman
                     Plus d'infos ici et  
Son Hublot du soir
  



10.2.19

Eric CITERNE le 15 février 2019


Sans rompre le lien avec la captation visuelle du réel, les œuvres d’Éric Citerne puisent pour une bonne part aux sources que l’expressionnisme abstrait a fait surgir dans la seconde moitié du XXe siècle, et jusqu’à nos jours. De l’œuvre de cet artiste, il se dégage ainsi un rare sentiment de puissance, de vigueur, d’énergie vitale, sans préjudice d’une nuance lyrique fortement teintée de mélancolie élégiaque. Nul abandon ici, mais bien au contraire la force revendiquée de lignes et de masses.
Éric Citerne se plaît à développer des séries d’une savoureuse originalité, source d’une production mutagène, polymorphe, voire protéiforme, dont tous les paramètres stylistiques affirment un principe de liberté ne souffrant aucune concession, au profit d’une authenticité assumée du geste, d’une spontanéité formelle inscrite dans la fugacité d’un temps et d’un espace dynamiques".                                                                                     Gérard Denizeau


                    Le site d'Eric CITERNE ici
                         Son Hublot du soir