19.1.20

Indra MILO le 24 janvier 2020


Je crois que toujours, partout, à toutes les échelles, « il y a ».
Qu’il y a une saturation de présences, que l’espace qui nous entoure est cette saturation. Je perçois des présences.
Je ne sais pas en déterminer la nature, mais mon intuition est qu’elles doivent être très changeantes, qu’elles peuvent être subtiles, comme très «épaisses».
Aussi, à l’intérieur de ce que nous identifions comme «forme», je vois un champ de possibles, le monde vivant, toujours en mouvement.
En sculpture ce que je cherche c’est d’incarner et de révéler ces présences.

Je passe par l’Animal, car il y a ce débordement joyeux de la forme animale quand elle se déploie, et que je vis également lorsque je taille le bois.
Et dans le chêne, la rencontre est si vive, et si grave, tellement animale.

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4.1.20

Ghislaine ESCANDE le 10 janvier 2020


Depuis de longues années, je m’intéresse au paysage planétaire et aux figures du monde.
J’en propose de nouvelles lectures grâce, notamment, à l’utilisation de cartes en tout genre.
Après la terre et la mer, l’espace dans un travail beaucoup plus libre.
Pour ces espaces inconnus, pour ces objets cosmiques, ces (exo) planètes encore irreprésentables, juste repérées, 
on demande à des artistes de proposer à la vue des images que l’on appellera « vues d’artistes ». 
Vues peu probables, mais qui sait ?
Les miennes, uniquement issues de mon imagination, ouvertes à la rêverie et à toutes sortes de voyages 
sont à voir de l’autre côté du Hublot.
Elles appartiennent à une galaxie nommée Cosmos A52 dont j’ai commencé l’exploration lors de mon voyage 
avec l'opération Gagarine en septembre 2019.


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15.12.19

Valérie DELARUE du 20 décembre 2019 au 10 janvier 2020


 Plonger les mains dans l’argile, c’est construire et préserver un monde à soi, à l’abri de la frénésie de celui qui nous entoure. C’est un acte animal, charnel où le geste dit paradoxalement l’humain. Il révèle la question du corps et de son impact dans la glaise. La matière souple que j’étire sous mes doigts devient peau, ossature, un univers invisible et souterrain fait de tendons et de muscles. Il est fragile et éphémère, mais je m’y promène comme le long d’un sentier qui sent l’odeur de la tourbe et qui m’enveloppe.
Le contact avec la matière est une façon d’être au monde coûte que coûte.



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