2.10.26

Wanda SKONIECZNY du 09 au 23 octobre 2026






Wanda Skonieczny développe une pratique artistique mêlant le dessin & la photographie.

Elle explore des thématiques liées à la nature, sensible au monde rural et à l’agroforesterie, elle se dirige vers tout le vivant « délaissé » : Trognes, Haies, bois mort, etc.

À partir de ces sujets, elle réalise des œuvres figuratives où le trait au conté se mêle à des techniques de photographie manipulée créant des fresques denses, soucieuses du détail, sur des papiers qu’elle choisit avec soin.

Car la photographie est pour elle « un organisme vivant ».  

Je la trogne, dit-elle. Elle est pour moi une graine que je fais germer par le dessin en ramifications débordantes se prolongeant hors du cadre. 

Son travail se distingue par une approche minutieuse et immersive où chaque composition invite à une contemplation approfondie des entrelacs végétaux. 

 

À travers ses créations, Wanda Skonieczny interroge la relation entre l’homme et son environnement.

S’inscrivant dans une démarche contemporaine liée aux problématiques environnementales, elle s‘est peu à peu rapprochée des scientifiques et botanistes.

Dans son travail, elle cherche à ralentir le temps, impose une pause, travaille sur des temps longs en suivant les cycles de la nature. On est à la fois dans le passé, on vit ici pleinement son présent et on se questionne sur notre futur dans une vision à 360 degrés. Intemporelle.



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19.9.26

Thomas IVERNEL du 25 septembre au 09 octobre 2026

Thomas Ivernel est un artiste visuel français né en 1970 à Paris. Ses médiums sont principalement la peinture et la gravure. 

Il utilise occasionnellement la vidéo notamment pour un travail qu'il a montré chez Agnès b en 2013 en collaboration avec le Motion designer Thomas Fage. 

Il a exposé son travail à Paris, New York, Bruxelles entre autres. Les galeries Jane Roberts et Popy Arvani ont montré ses œuvres dans des expositions personnelles ces dernières années. 

Il représente des vues urbaines souvent de nuit et la comédie humaine dans des compositions où il peut se mettre lui-même en scène. 

Il collabore d'autre part depuis plusieurs années avec l'écrivain Pierre Michon avec lequel il a réalisé jusqu'à présent deux livres d'artiste en 2022 et 2025. 


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                      Le HUBLOT du 25.09.2026

                      Le HUBLOT du 02.10.2026

2.9.26

Catherine BENAS du 11 au 25 septembre 2026

Tout commence par un désir sans contour précis, peindre, ou plutôt dessiner, je ne le sais pas encore vraiment. 

À l'atelier, je suis ce désir comme on suit une piste incertaine, en faisant des essais, en risquant des formes, en changeant de médium pour explorer. 

Ce temps de recherche est imprévisible, parfois quelques jours, parfois plus long, traversé par des moments de doutes, de déceptions, de joies, ce qui permet aux gestes de s'affiner. 

Progressivement, quelque chose apparaît. Une image se détache, ténue d'abord, puis plus insistante. Une présence s'impose. D'œuvre en œuvre, elle se répète, se module, se cherche encore, c'est ainsi qu'une série prend forme.

Le point de départ de tous mes travaux ne change pas : c'est toujours une liberté sans détermination, une disponibilité à ce qui n'est pas encore là. Ce qui change, en revanche, ce sont les formes que ce processus engendre : peintures à l'huile abstraites, œuvres plus graphiques, des œuvres hybrides aussi, où les intentions se rencontrent, se superposent, se mélangent.

Ce que je cherche, au fond, ce n'est pas à réaliser une image que j'aurais en tête, mais à créer les conditions pour qu'une forme survienne, la reconnaître, l'accueillir, quand elle apparaît.





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                      Le HUBLOT du 11.09.2026
                     
                      Le HUBLOT du 18.09.2026






2.7.26

Hossein SIBONI du 10 juillet au 11 septembre 2026

Je suis né au cœur des forêts du nord de l’Iran, dans une famille qui produisait du charbon de bois depuis plusieurs générations. Avant d’apprendre à lire, j’ai appris à regarder les arbres, les traces des animaux, les changements de la lumière et la lente transformation du bois en charbon. Les huit premières années de ma vie se sont déroulées entièrement dans la forêt, loin de la ville et de ses rythmes. Cette expérience continue aujourd’hui d’habiter ma peinture. Le charbon n’est pas pour moi un simple matériau. Il appartient à mon histoire familiale. Il porte la mémoire du feu, mais aussi celle des arbres, du temps et des gestes transmis de génération en génération. Lorsque je l’utilise, je ne cherche pas à représenter cette mémoire ; je travaille avec elle. Le charbon conserve quelque chose de la disparition tout en rendant une nouvelle présence possible. 

Plus tard, lorsque je me suis tourné vers la philosophie et la littérature, j'ai compris que ce que j'avais vécu dans le silence de la forêt dépassait le simple souvenir d'une enfance. C'était déjà une manière d'habiter le monde. La philosophie m'a donné les mots pour penser cette expérience, mais son origine ne se trouvait pas dans les livres. Elle était née bien avant eux, parmi les arbres, le feu et le silence de la forêt. 

Mes peintures ne racontent pas mon histoire personnelle. Elles cherchent plutôt à faire apparaître un espace où les formes demeurent ouvertes, où les corps, les paysages et les figures passent les uns dans les autres sans frontières fixes. Ce qui m’intéresse n’est pas simplement l’identité des choses, mais les relations qui les unissent et les transforment. 

La pensée de Platon, et plus particulièrement sa conception d’Éros comme force de liaison, accompagne cette recherche. Elle rejoint une intuition ancienne : celle que l’être humain n’existe jamais séparément du monde vivant qui le porte. La peinture devient alors le lieu où cette continuité peut être éprouvée, non comme une idée, mais comme une expérience. 

Si mes œuvres évoquent parfois la mémoire, la disparition ou la fragmentation, c’est parce qu’elles cherchent avant tout ce qui demeure sous les ruptures apparentes. Elles tentent d’approcher cette part silencieuse qui relie les êtres, la matière et le temps, ce que certaines traditions ont appelé l’Anima Mundi. 

Lien vers le documentaire «The Forest Charcoal Burners or Me and My Birds» Farhad Mehranfar, 1995 


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Le HUBLOT du 10.07.2026
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