26.11.20

En attendant les beaux jours...
Une œuvre d'artiste exposée, sans l'artiste, sans vernissage, mais une œuvre toujours présente et renouvelée chaque vendredi dans le Hublot.

Martine de BAECQUE / Cora TEXIER du 04 au 11 décembre 2020

 «Ombres et lunaire», lithographie à quatre mains. 

Mise en espace par Cora Texier et Martine de Baecque 

Ce projet est parti de l’envie de partager nos sensibilités de travailler le dessin sur pierre calcaire. La passion pour la lithographie qui nous anime toute deux nous a réuni pour cette création commune. Nous sommes deux artistes qui travaillons habituellement dans nos ateliers respectifs. 
Pour « Ombres et lunaire» la finesse de l’encre et du crayon ont réussit à conjuguer nos univers. L’installation que nous vous proposons au Hublot convoque la fragilité, le mouvement, ses lignes dessinent des espaces dans une lecture imaginaire et fantastique. Nous nous sommes aventurés sur le territoire du rêve à mi-chemin entre le minéral, le végétal et l’animal. « Ombres et lunaire » est une lithographie à quatre mains d’un rêve en mouvements perpétuel.

 

• Martine de Baecque

Dessiner toujours dessiner, du papier toujours du papier, de l’encre toujours de l’encre !

Diplômée des Beaux arts de Paris en dessin en 1989, spécialisée en lithographie je crée en superposant des dessins et des couleurs, je crée avec le temps, mes créations parcourent des souvenirs, des secrets, des actualités et des paysages qui sont autour de nous et en nous. Je cherche la finesse et la transparence pour rendre l’éphémère et le mouvement visible. Mes lithographies sont des espaces imaginaires allant jusqu’à l’abstraction.

• Cora Texier, Plasticienne Lithographe
Ce qui me préoccupe et m’inspire est la relation que nous pouvons avoir avec notre corps au sein de cet univers. La matière qui nous compose est tellement infini, complexe et est celle du système dans lequel nous vivons. Le cycle est l’élément important et déterminant. Cette relation à la cellule et au vivant caractérise ma démarche, infiniment petit et infiniment grand. La forme que cela peu prendre dans mon travail ne peu exclure le cercle et l’espace qui à eux deux représentent le «tout». 

"Cosmos" Cora Texier
"Espace 1" Martine de Baecque

"Espace 4" Martine de Baecque

"Végétal III" Cora Texier

Le site de Martine de Baecque ici et
Le site de Cora Texier ici


22.11.20

Fabien TURBLIN du 27 novembre au 04 décembre 2020

A la mémoire du  Capitaine Nemo 

Un Monde :

Tout semble s’y mouvoir de façon fugitive, tout semble échapper, fuir, dès lors qu’un mouvement s’esquisse. 

Un monde immense, rempli d’écueils, un monde sans haut ni bas, sans repères solides, tangibles, toute vie surnage ou se dilue. 

Fuites, violences,  prédations en tout genre pour règles élémentaires de survie. 

L’immobilité , la vitesse, l’exubérance tapageuse, la fusion au sein d’un groupe, le minuscule ou le colossal, l’exhibition de caractères offensifs, les parades en armures, l’art du camouflage, le gigantisme ou l'entretien d’une mauvaise réputation sont les atouts maitres de la préservation des individus, des espèces. 

Des acharnés, des goinfres, des assoiffés de meurtres, des calculateurs, des paresseux, des laborieux, des instinctifs, des constructeurs, des solitaires, des solidaires, des parasites, des débonnaires, des acteurs comiques ou tragiques, des anonymes et des hystériques, et bien d’autres caractères encore…

Notre monde et son cortège de vanité ? Cela y ressemblerait bien, mais, pas tout a fait, le contrôle électronique, la surconsommation, l’orgueil et la fatuité en sont absents !

Il y règne un inquiétant silence, qui rend humble, précaire, fragile. Les assassinats s’y font sans bruit, les accouplements sans gémissements. Un silence absolu, hors la présence du grand nuisible : l’homme pêche, l’homme poubelle, l’homme béton, l’homme pétrole, l’homme guerre, l‘homme tourisme de masse, le grand nuisible, l’égocentré sur sa jouissance, sur sa volonté de puissance, le grand déséquilibré empêtré dans sa néoténie.

Un monde onirique : Chimères, Grandgousiers, Sirènes, Léviathans, Anges, Diables et autres créatures à peine croyables, des plus majestueuses aux plus répugnantes, des plus minuscules au plus monstrueuses, des plus pacifiques aux plus effroyables. Un monde qui n’a d’équivalence que dans les profondeurs obscures de nos cavités cérébrales, féeries et cauchemars.

Un monde du dessous imaginé pour échapper à celui du dessus trop réel, trop matérialiste trop lourd, trop blessant, de plus en plus dénué de sens, d’espace et de liberté, concentré des vanités humaines. 

Griffer d’une ligne de fiévreuses arabesques apaise. L’image se modelant progressivement et se dévoilant enfin à l’instant du tirage suspend l’actualité temps, répare provisoirement les plaies infligées par un désenchantement du monde. 

L’esquive par l’art…Le « Nautilus », l’art de la fugue, « Vingt mille lieues sous les mers »…


                   Le site de Fabien Turblin ici




14.11.20

Guillaume DIMANCHE du 20 au 27 novembre 2020

Mon travail est observation, étude des environnements, des humains et de leurs liens. Il est souvent engagé avec des outils et des techniques de créations contemporains, digitaux mais aussi avec les plus premiers, pigments, encres ou grattages. Loin de n'importe quelle retouche cosmétique, mes recherches sur la photographie sont des essais de correction des perspectives. Elles se traduisent dans une écriture photographique particulière sur ces sujets, inscrites dans de nombreux champs de l'histoire picturale. Les compositions et les travaux de montage, de fabrication, de production, les transcriptions de ses scrutations sur mes environnements quotidiens, naturels et artificiels, deviennent des objets. Je produis à partir de l’histoire et de mythologies, sérieusement et avec humour, une image du monde globalisé, décrivant la vie et la mort des contemporains dans leurs sociétés.

Ce travail empreinte un chemin ténu dans la photographie. Plus qu'une description ou qu'une représentation d’un document scénarisé ou non, je montre mes sujets de manière frontale. Je cherche la capture du souffle, enrichis des différentes phases de post-production, en digital ou en intervention directe sur le support. Depuis la prise de vue, qui peut être une rafale frénétique, dans ces photographies, les découpes, les assemblages et l’aspect visuel final, je révèle un contraste complexe, une création poétique, entre douceur, subtilité et âcreté, je révèle une image.

                                                     Le site de Guillaume Dimanche ici

                        Son Hublot du soir





 

8.11.20

Chrystel EGAL du 13 au 20 novembre 2020

 Au coeur et à la marge « C.= » dessine un langage, un demi monde dans lequel s’ouvre une voie… Un passage.

 

Semblant ne jamais renoncer à ce qui la meut, sa pratique, qui pourrait s’apparenter à celle d’une exploratrice des états intérieurs, utilise plusieurs médiums et donne autant ses faveurs aux mots qu’aux images, occupant ainsi un large spectre de création. 

Dans un mouvement qui va du cœur à la marge, selon l’équation C.=,  - sorte d’hyper convergence du signe et du sens -, et selon une double dialectique, les images se lisent et les mots (se) font image. Entre figuration et abstraction, quelque chose de l’ordre du désir et de l’absolu vital s’exprime là, depuis la rage et la hardiesse des premières œuvres, quand la Thaïlande et New-York étaient les toiles de fond à la création, flirtant avec les états limites et les extrêmes, jusqu’aux travaux récents, plus doux, plus abstraits, plus flottants. Si le passage du temps a adouci les sujets, l’énergie vibre toujours. Images manifestes,  mots hypercut (c’est à dire qu’ils sont précis, nets, incisifs, percutants, poétiques), le langage se joue de la polysémie, varie du français à l’anglais, est mis en action lors de performances. Les images se lovent sur la rétine, les mots coulent de corps, passent par la bouche, mettent la main en mouvement, s’écrivent au rythme de la pulsation.

Quelles que soient les différentes périodes, je vois dans toute cette matière un moyen de mettre  en forme la subjectivité et la complexité. Eros, Thanatos, Zen…Si le travail artistique de Chrystel Egal était étudié dans le champ de la psychanalyse, il mettrait en évidence combien sa pratique artistique est un dialogue permanent du conscient avec l’inconscient, un lâcher prise « tenu » d’où émerge la puissance de savoir recommencer. Recommencer pour être vivante dans son art, et renaître à chaque fois par lui et en lui. Lieu du présent, lieu sacré, qui creuse le cœur des choses pour en faire surgir de la « vivance » dans le réel. Une certaine prise de liberté, audacieuse assurément. 

 

Marie Gayet - Curatrice indépendante




Le site de Chrystel Egal ici
Son parcours ici

                        Son Hublot du soir

1.11.20

Anne BRENNER du 06 au 13 novembre 2020

Anne Brenner est une artiste vivant à Paris. 

Bien qu’élevée en France, elle est née au Canada où elle a passé sa petite enfance.

Les expériences des grands espaces naturels du Canada et la peinture classique de la culture européenne sont devenues des influences profondes dans sa pratique artistique, reflétant une approche réaliste et poétique des questions écologiques.

Après son diplôme de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris et une licence en Arts Plastiques de Paris1 Panthéon-Sorbonne, elle est lauréate de la Villa Médicis Hors-les-Murs. Cette bourse lui a permis de résider un an et demi en Afrique où elle a réalisé un projet sur les animaux qui l’a engagée vers son travail actuel.

Anne a exposé dans divers lieux, y compris au Centre Georges Pompidou pour "L'empreinte". 

Ses expositions personnelles incluent la Cité des Sciences et des Arts, La Villette, Paris et le Muséum d'Histoire Naturelle de Grenoble. 

Son travail a été présenté à Photo-London Art Fair 2019.

Elle a participé à « Figures de l’animal » au Centre d’art contemporain de Meymac et à la Summer Exhibition 2019 à la Royal Academy à Londres.

Elle a exposé en solo à la Galerie d’Art du Parc, Centre d’art, Trois-Rivières, Québec, Canada en automne 2019.

     Le site de Anne Brenner ici
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