26.5.19

Emmanuelle MESSIKA le 31 mai 2019


Les dessins à l’encre sur papier se construisent au fur et à mesure et font séries. 
Ils se caractérisent par des types de motifs abstraits qui se rencontrent et qui, traités avec différent outils (plumes et pinceaux parfois cire et pastels gras) se complètent.
Ces combinaisons colorées évoluent au fil du temps entre impulsion et application. L’humeur qui les constitue n’est pas égale.
Elles s’inscrivent dans un quotidien qui jongle avec l’accident, la réserve et  la minutie.
Les éléments figuratifs peuvent surgir et jouer avec un répertoire de signes.
La répétition de motifs permet de préciser une forme dans la lenteur et developper son enchevêtrement au fil du temps.
Parfois l’évolution se précise dans un changement de tonalités, déclinaison de suites de couleurs à la manière inéluctable de la fuite des saisons.


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19.5.19

Philippe BLUZOT le 24 mai 2019


Je développe une peinture du quotidien, du banal, où des instants de vie sont saisis.
Lieux de vie, quartier, scènes intimistes, portraits de familiers etc…font partie des petits événements, voire non événement de la vie quotidienne, qui suscitent en moi le désir de construire, d’élaborer une peinture et d’en tirer l’émotion, la sensation que j’en ai eu.

Il m’intéresse d’aborder mon sujet dans son évidence, son état brut, ne cherchant pas à l’enjoliver, le farder par des effets superficiels, mais, il m’importe plutôt de m’en tenir à son existence effective, à sa prose.

         Le site de Philippe BLUZOT ici, son Instagram
                   
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13.5.19

Francesc BORDAS le 17 mai 2019

Evocation de certains traits nets - blancs ou clairs ou très marqués - sur un fond noir, comme des fissures, des fentes entre les lames d'un store.
Comme une nécessité de filtrer la lumière, alors qu’en réalité, il s’agit simplement du contraste de la couleur et du noir.
Toujours cette obsession de la lumière !
Extrait de “ Le trait et l’air "
Notes pour Francesc Bordas de Joaquim Sala Sanahuja  (2013) 





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                         Son Hublot du soir

5.5.19

Anne BERTOIN le 10 mai 2019


Mon travail est fondé sur l'improvisation. J'utilise les hasards de la matière picturale pour créer un réseau abstrait de taches, de coulures et d'éclaboussures, réseau dont émergent des espaces, des paysages psychiques .
Ayant vécu une vingtaine d'années au Canada après des études aux Beaux-arts de Paris, j’ai utilisé la gestualité de l’abstraction lyrique pour travailler sur de grands formats ce côté "pulsionnel", proche de l'expressionnisme abstrait américain. En effet, l’alternance de destruction de l'image (par de nouvelles éclaboussures, glacis...) et de construction de celle-ci (figuration imaginaire) a défini peu à peu des espaces inconscients, à la fois cohérents et hybrides, porteurs de plusieurs " mémoires", de plusieurs lieux.
Ce sont souvent des paysages « post-apocalyptiques » qui se sont manifestés. Ils semblent être les témoins de désastres à l'origine incertaine (entropie, guerres, catastrophes écologiques?). 
Depuis quelques années, des formes humaines "re-colonisent" ces espaces, inscrivant une narration individuelle et la possibilité d'une survie au coeur de l’histoire collective.



                    Le site de Anne BERTOIN ici
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14.4.19

Yves Pierre CLÉMENT du 19 avril 2019 au 10 mai 2019


A partir de papier récupéré : sacs, dépliants, cartes, papiers cadeaux etc.…j’imprime et déprime des motifs. 
J’utilise des formes plastiques elles aussi récupérées (emballages alimentaires, porte ceci, emballe cela…)
Je recherche profondeur et transparence pour fabriquer des tableaux qui se révèlent souvent proche des tissus, tapis, carrelages ethniques, qui sont la base de mon inspiration.
Pour le Hublot, en hommage au monde méditerranéen et latin j’ai préparé une pieuvre sur une impression aux pigments naturels marocains.


            
           Le site de Yves Pierre CLÉMENT ici, son FB !


                    
                        Ses Hublots du soir

8.4.19

Benjamin FANNI le 12 avril 2019

L’image telle que la pratique Benjamin Fanni est une réponse personnelle à la notion 
d’iconoclasme. La privation des images est à la fois le mal et le remède du désir, c’est une crise qui noue ensemble érotisme et mysticisme, et qui a trouvé ses motifs dans les religions antiques du pourtour méditerranéen.
Ses œuvres reprennent des éléments de sculptures antiques, des personnages nus et hiératiques, mais peuvent aussi être des représentations de végétaux ou de roches brutes. Les images et les objets qui composent le travail de Benjamin Fanni cherchent à véhiculer et à actualiser des énergies primaires, à se les approprier par la reproduction. Ce serait pourtant erroné de qualifier ses peintures de figuratives. Stratégiquement,
obsessionnellement elles évitent de représenter les figures ; les visages disparaissent tandis que les corps s'offrent dans toute leur sensualité. Les masques, les linceuls, les tâches soustraient l'essentiel à la vue tout en ouvrant la scène sur une autre dimension.
Benjamin Fanni se livre aussi à un exercice de démantèlement des paysages – qu’ils soient naturels, culturels et humains. Chaque image et chaque objet qu’il produit agissent comme un passeur entre différents espaces-temps : celui auquel il se réfère, dont il livre l’image, et le nôtre de spectateurs. C’est même cette opération qui consiste à rapporter des échantillons d’un ailleurs, d’un autre part, est au cœur de son travail. Les œuvres sont comme des reliques qui transportent la vision d’un corps ou un fragment de roche, comme essences pures, dans le champ de l'art.


Le site de Benjamin FANNI ici, son tumblr
Son Hublot du soir

31.3.19

Camille d'ALENÇON le 05 avril 2019

50 ans cette année que Rungis est synonyme de marché, 150 ans que l'aventure a débuté aux halles, dans le ventre de Paris. 
Pour ma part cela fait seulement quelques années que je rends hommage à ce lieu, à ses travailleurs, ses produits, ses hangars à travers mes peintures.




Les 06 et 07 avril à partir de 14 h, Camille d'Alençon ouvre les portes de son atelier avec 2 autres artistes invités, 
Anaïs Guery et Nicolas Perruche.
Si vous souhaitez en voir plus...
48 rue Jean-Jacques Rousseau à Ivry sur Seine



Le site de Camille d'Alençon ici
Son Instagram ici et son FB


Son Hublot du soir

*

Du 08 mars au 05 avril 2019
Interruption des expositions du Hublot suite à un événement indépendant de notre volonté.


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24.2.19

Kiki PICASSO le 1er mars 2019


Illustrateur, affichiste, dessinateur, peintre proche de la Figuration Narrative, vidéaste, Kiki Picasso co-fonde le groupe subversif Bazooka qui intervient dans l'illustration de presse, la bande dessinée, les clips, éditent des fanzines dans une démarche qui doit tout aux situationnistes qui rejettent les séparations entre l’art, l’architecture, la poésie, la politique, la philosophie, et aux dadaïstes qui protestent par la dérision et l'irrationalité contre l'absurdité universelle.
Après la dissolution du groupe, Kiki Picasso reste un militant d'une certaine non-conformité combative artistique, il s’oriente vers la vidéo et la peinture électronique.
Il travaille pour la TV avec cette même volonté de provoquer la réflexion sur les faits d’actualité avec des images décalées, transgressives.
Ses films électrisent les dancefloors. Il rejoint le groupe d'artistes Alien Nation qui met en scène des spectacles multimédias intégrant la performance, la vidéo, la musique live...

Ce touche à tout, hédoniste, déséducateur, écrit et illustre “Psychoactif, un livre hallucinant” sur l’usage récréatif et spirituel du LSD. Il illustre les brochures « Overdoses" sur la réduction des risques édités par ASUD et son journal.
Il réalise le long-métrage «Traitement de substitution N°4» et «Autopsie d'un Grand Peintre», construit des Chars de Carnaval, la Gay pride, la Fête de la musique, la Techno-parade… Performeur au Cirque Électrique, il intervient dans cet univers hybride entre tradition du cirque et réalité d’une culture urbaine radicale et moderne.
En 2017 Il expose 20 tableaux dans « L'esprit français Contre-cultures, 1969-1989 » à La Maison Rouge. 


          Plein de choses sur Kiki PICASSO ici, ici et
Son Hublot du soir


17.2.19

Denis MARTIN le 22 février 2019


"J’aime la peinture, intimement et viscéralement. Sa variété de techniques et son infinie richesse. Sa sonorité même. L’étendue des possibles qu’elle offre avec cependant un goût prononcé pour l’huile. Sa lenteur de séchage, son odeur, tour à tour son âpreté ou sa grande sensualité. Son exigence et sa difficulté. Cette indocilité qui la caractérise si bien. Pour le peintre que j’espère être ou plus justement que je redeviens chaque jour de ma vie, peindre c’est accepter et assumer l’échec de l’œuvre, du tableau, inévitablement, inlassablement parfois même merveilleusement afin de mieux relever le gant et recommencer encore et toujours avec intensité, assiduité revenant donc à l’essentiel qui n’est pas le tableau lui-même en tant qu’objet mais bien ce qui l’anime, la peinture elle-même et ce désir, cette nécessité de peindre pour se laisser glisser enfin vers le lâché prise et à l’apparition de formes sincères. Sans destruction de la peinture, il ne peut y avoir de peinture et donc de chose à voir. Ce chemin-là, celui de cette peinture, le mien depuis 30 ans, est un labyrinthe exquis et redoutable, tant il est bon de s’y perdre et vous incite à rester dans son antre, pleinement, indéfiniment, comme le fœtus dans le ventre de sa mère. Mais puisqu’il faut bien se résoudre à en sortir un jour, c’est pour mieux se replonger dans l’inconnu, échapper ou tuer ce Minotaure que sont le renoncement ou la satisfaction complaisante; la seule voie possible, le seul fil d’Ariane salutaire étant d’aller vers soi- même, fidèle à sa perception sensible du monde, et à l’intimité de son propre regard. Car s’il faut reconnaitre l’existence du tableau malgré tout et presque malgré lui comme étant la réussite illusoire d’une vérité toujours mouvante, de ce presque rien insaisissable ou ce grand tout abyssale qui vous échappent sans cesse, l’idée de le reprendre et donc de le repeindre, voir, de le détruire radicalement n’est ni factice ni dérisoire. La succession de couches, de traces, de griffures donnant du temps au temps, vie, puis chair et enfin corps..."
                                                                                          Denis Martin "Démarche artistique générale" extrait


    Denis MARTIN est représenté par la galerie Nicolas Deman
                     Plus d'infos ici et  
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10.2.19

Eric CITERNE le 15 février 2019


Sans rompre le lien avec la captation visuelle du réel, les œuvres d’Éric Citerne puisent pour une bonne part aux sources que l’expressionnisme abstrait a fait surgir dans la seconde moitié du XXe siècle, et jusqu’à nos jours. De l’œuvre de cet artiste, il se dégage ainsi un rare sentiment de puissance, de vigueur, d’énergie vitale, sans préjudice d’une nuance lyrique fortement teintée de mélancolie élégiaque. Nul abandon ici, mais bien au contraire la force revendiquée de lignes et de masses.
Éric Citerne se plaît à développer des séries d’une savoureuse originalité, source d’une production mutagène, polymorphe, voire protéiforme, dont tous les paramètres stylistiques affirment un principe de liberté ne souffrant aucune concession, au profit d’une authenticité assumée du geste, d’une spontanéité formelle inscrite dans la fugacité d’un temps et d’un espace dynamiques".                                                                                     Gérard Denizeau


                    Le site d'Eric CITERNE ici
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3.2.19

Didier MENCOBONI le 08 février 2019



...le travail de Didier Mencoboni opère sur le mode abstrait et dont la démarche procède de la mise en jeu de règles qu’il se fixe pour offrir à la peinture une multitude de cartographies possibles.
Tour à tour constituée de petits et de grands formats appelant le support toile, le papier, le tissu, voire le plexiglas, l’œuvre peinte et dessinée de Didier Mencoboni se décline à l’ordre de propositions formelles très diverses dans le contexte d’une production qui ne cesse d’être expérimentale. Conceptuel du fait des règles qu’il s’impose, abstrait de par les formes qui en résultent, l’art de Mencoboni fait surtout l’éloge de la couleur. Elle en est le vecteur primordial. Au travail, quelque chose d’une économie délibérément laborieuse est à l’œuvre chez lui qui passe par une extrême minutie, une profusion de signes, le principe de répétition, enfin une implication éprouvante du corps. Si ses images ne renvoient à rien d’autre que la peinture, elles n’en suggèrent pas moins des mondes microcosmes tels qu’on imagine les scientifiques en découvrir à force de fouiller la matière. Il y va en effet chez Mencoboni de l’idée de flux, de réseau, de dispersion, de fragmentation, bref d’éclats et de toutes sortes de variations qui déterminent une poétique qui lui est toute personnelle.

                                                         Philippe Piguet extrait catalogue « éclats et variations » 




Sites, instagram de Didier MENCOBONI ici, ici et ici
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27.1.19

Federica NADALUTTI le 01 février 2019


Le fil conducteur de tout mon travail, ici et ailleurs, est le tracé de la ligne, invisible ou non,
qui entre ou qui sort, discrète ou très noire, qui disparaît mais qui revient dès qu’on le veut.
Mon orientation me conduit vers l’abstraction géométrique, mais n’en reste pas moins
bavarde dans les résultats.
Je souhaite amener mon travail vers l’essentiel, le simple, le réductif.




        
        Le site de Federica NADALUTTI ici, son instagram
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