Je suis peintre, mais selon les histoires que je développe, j’utilise d’autres médiums — encre, gravure, dessin, collage — qui me permettent d'être au plus près de ce que je veux exprimer.
Les motifs répétés, qui faisaient partie de mon univers d’enfant — ceux de mes vêtements, des pelages, le parquet, le gravier de la maison, les nuages, les parterres de fleurs — m'ont permis de m'évader un temps, alors en plein drame.
La photo et le film en noir et blanc m’inspirent : les contrastes, les blancs qui ne sont pas blancs, les flous, les arrêts sur image, les plans et les cadrages provoquent en moi des émotions intenses.
Les jeux de mon enfance, les anecdotes dramatiques, les secrets, les chagrins, l'amour, traversent tous mes travaux. Dans mon travail, joies, humour, drames et tragédies se croisent, rebondissent, parfois se mélangent. L’alchimie de ces confluences leur donne une dimension universelle, les sublime.


