28.1.23

Isabel JUDEZ du 03 au 17 février 2023


Isabel Judez est une architecte et artiste plasticienne. Elle s’inspire de l’équilibre qu’on peut trouver dans les écosystèmes naturels afin de l’appliquer à nos villes et habitats construits par l’homme.

Dans son travail Isabel Judez emploie l’art comme une reformulation de l’habitat urbain ou naturel, en analysant les caractéristiques d’un endroit, pour modéliser une représentation liée à son histoire et à son appartenance à un territoire donné. Dans sa recherche, la perception, la couleur, l'architecture et les relations spatiales jouent un rôle capital.


LES EAUX DE MA MÈRE  / Exposition Le Hublot 03 février 2023

Inspirée par la topographie des têtes de fleuves dans la région du Canaima, et afin de questionner son actuelle contamination issue de l’exploitation minière.
Cette installation architecture une représentation abstraite et contrastante de ce paysage ancestral patrimonial. L’œuvre porte le visiteur dans une expérience qui confronte la dichotomie des environnements : nature et ville, analogue et digital, animal et humain.

Elle est composée d’une sculpture originale d’Isabel Judez et une pièce sonore créée en collaboration avec Iga Vandenhove et Antonin Bexon.

Iga Vandenhove (lien) est une artiste sonore et visuelle, plasticienne et documentariste basée à Paris.

Antonin Bexon (lien) est un compositeur et ingénieur du son exerçant sur Paris.

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                        Son HUBLOT de 22h07



15.1.23

Emily WALCKER du 20 janvier au 03 février 2023


« Pour moi la peinture, loin d’être une démarche conceptuelle, est avant tout un acte d’amour ; une rencontre avec le spectacle du monde, sa beauté ou sa tristesse, les merveilles immenses ou infimes de la nature. Celle-ci nourrit ma création. »


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Son HUBLOT de 21h44

4.1.23

Indra MILO du 06 au 20 janvier 2023

Ça commence par une question: comment faire pour passer du plan à l’espace… quand on est un fil ?

Comme un écho à la sortie des eaux par le vivant: le passage d’un monde horizontal d’algues projetées par les marées jusqu’à l’invention de la verticale par le monde végétal.

J’ai commencé à travailler le fil en partant d’un double processus: conquérir un territoire et se défaire du plan.

Mes territoires: une pierre, un morceau de bois, et puis le fil qui s’enroule autour, se noue, se croise, se multiplie, s’amoncelle, se complexifie. Tout faire pour croître.

La sculpture qui en résulte est alors potentiellement infinie.




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 Son HUBLOT de 22h20

9.12.22

Marie-Pierre BRUNEL du 16 décembre 2022 au 06 janvier 2023

Marie-Pierre Brunel – Nouveaux spectres

Dans la traversée de son expérience personnelle et dans des passages fulgurants du désastre au miracle, ses œuvres saisissantes jalonnées de transformations incessantes intiment au regardeur le réflexe d’une lecture narrative sans voile où le trait quasi chirurgical livrent des concrétions disparates dans des présents compatibles et irradiants. Cadrées de manière filmiques, les compositions, où les apparitions effarantes et les ombres modératrices se développent sur les traces du sacré, témoignent d’un travail subtil d’exorcisme autour de cette 

"inquiétante étrangeté" confrontant des rituels ancestraux ainsi que des impressions visuelles soudaines.
Marquées par une impressionnante variété formelle, la myriade de figures que convoque dans ses toiles Marie-Pierre Brunel s’entrechoquent de manière discursive et répondent à des sources éclectiques mettant en lumière une convergence des points de vues iconographiques. Les juxtapositions d’idées jonglant avec la pulsion aventureuse et l’apparition dénoncent des drames autour de thèmes référant aux mythes, aux croyances populaires, aux forces divinatoires mais également à un ailleurs fantasmé et à des crispations foncièrement identitaires. L’artiste atteste d’une pratique tournée vers l’expérimentation constante des nuances et le glissement maîtrisé des temporalités en essayant de se tenir à égale distance de la figuration et de l’abstraction. Les silhouettes auratiques nous livrent des voyages inexorables en terra incognita dans une primitivité lointaine questionnant les usages votifs via des mondes sans âge à travers lesquels se formule un rapport sensoriel au monde.
Communiant avec un état du monde semblant s’être arrêté, sa gestuelle installe le silence entre le souvenir d’une image fixe et un flou naissant. Elle offre un échappatoire salvateur en s’accordant des associations contradictoires aptes à remettre en question les mystères de l’identité et l’énigme des territoires. La dimension et la ferveur fantasmagoriques à l’œuvre au cœur de ces toiles donnent vie au surgissement d’une poésie faisant dialoguer fétiches prédicateurs et totems du monde de l’enfance dans des scènes primitives où l’entre-deux hallucinatoire dicte impunément ses lois. Chaque interstice est mu ici par l’instinct et une singulière impétueuse nécessité. Le trouble qui émane de cette mécanique picturale personnelle déjoue tous les poncifs dans des trouées, des percées et des strates formant une généalogie des récits sans concession accueillant librement la notion de mirage par le biais d’anachronismes invariablement fertiles, souvent vulnérables mais jamais entendus ni attendus.

Clément SAUVOY, Critique d’art, 2021


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                  Son HUBLOT du 16.12.2022 à 22h15
                                         Son HUBLOT du 30.12.2022 à 20h55