4.10.16

Amélie DUBOIS, 7 octobre 2016

Bibliothèque Invisible
(Création collégiale de production de couvertures de livres imaginaires tirés d'œuvres de fiction.)Le projet exposé au Hublot se propose de présenter sous forme matérielle et tangible des oeuvres fictives et virtuelles qui n’ont, jusqu’à présent, qu’une existence purement textuelle, dans la mesure où elles sont l’oeuvre d’écrivains, poètes, romanciers, dramaturges, essayistes qui eux-mêmes ne sont que des personnages romanesques imaginaires.
Depuis Rabelais, à qui revient probablement la paternité du procédé, la plupart des romanciers ont été tentés par ce jeu de trompe-l’oeil et de fausses apparences. Souvent réduit à un titre, le livre imaginaire donne lieu parfois à des commentaires critiques, il est résumé, évalué. Dans certains cas, des fragments en sont cités. Comme son homologue du monde réel, il est issu d’une maison d’édition, il possède une matérialité, un format, une couleur, et même parfois un prix.








le site d'Amélie ici
son projet ici
son hublot du soir





26.9.16

Emily BEER le 30 septembre 2016

Emily Beer est une artiste vivant à Paris, dont les œuvres ont été exposées au Japon, en Corée, au Québec, ainsi qu’à la galerie d’art insubordonné au féminin, la galerie des Nanas.
Son mode opératoire est la broderie. Son champ thématique, les organes. Son théâtre d’opération, les correspondances entre organes et humeurs, anatomie et émotions, transit organique et flux de pensées. L’artiste brode des organes humains pour rendre l’existence quotidienne, ses joies et troubles.
La transposition si singulière du corps de matière irriguée de sang à l’aplat de tissu piqueté de fils de couleurs autorise une distance où la gaîté qui brocarde est bras-dessus bras-dessous avec la gravité qui cafarde. C’est aussi que l’artiste travaille à se laisser guider par ses mains, par l’activité répétitive de la broderie et du crochet, permettant à l’intuition esthétique de prendre la main sur la réflexion.
La légèreté des titres de ses œuvres – par exemple « les petites insinuations », « le grand Ah », « les bonbons », « A table ! » ou « la boite de Pandore » - mise en regard avec les représentations brodées- le cœur, les intestins, leurs excrétions, le cerveau – donne la tonalité de l’esprit de l‘artiste dont les œuvres sont des narrations drôles et viscérales. « Acide » aussi dit-elle. Cet esprit se présente encore dans la distance entre le raffinement stylistique de l’exécution de ses motifs et  la composition des œuvres, parfois avec des mots brodés, qui conservent la vérité spontanée du dessin d’enfant. Ce jeu qui déjoue les catégories se poursuit encore lorsque l’artiste s’habille de certaines de ses pièces, tablier, robe ou T-Shirt, tandis que ce sont des créations destinées à l’exposition.
Ses supports sont souvent récupérés, ce sont de vieux linges, mouchoirs, dentelles, napperons, déjà brodés, qu’elle reprend, détourne, ressuscite à une nouvelle destinée, non plus usuelle mais esthétique. Du plastique et du carton aussi. D’abord, « chaque bout d’étoffe ou de fil est précieux » puis au fil de son travail, « chaque matériau trouve sa place, comme chaque moment de la vie, tout s’imbrique et finit par prendre forme. » La broderie, devoir féminin d’alors et passe-temps d’antan, est pour Emily Beer sa liberté, son obligation d’artiste, son « obsession » aussi écrit-elle.

Tôt attirée par les métiers du spectacle, elle devient costumière. Son expression d’artiste se poursuit alors très naturellement dans l’œuvre de broderie. Emily Beer construit par son œuvre déjà profuse une manière propre, très singulière, de conter la petite histoire universelle de chacun.









le site d'Emily ici 
et aussi ici

son hublot du soir




20.9.16

Basile FAVRETTO, 23 septembre 2016

A travers ma série Illumination, je propose des "portraits d'arbres" de nuit éclairés en utilisant la technique de l'open-flash.
Cette mise en avant d'une entité naturelle par un processus habituellement réservé à l'humain, a un double but  : d'une part amener le spectateur à se questionner sur la place de l'homme au sein de notre monde et d'autre part rappeler (par l'opposition entre la lumière artificielle et l'éclairage ambiant) la mainmise de l'homme moderne sur l'environnement.






le site de Basile ici


Vendredi soir c'est aussi l'ouverture des Pleins feux à Ivry.
Cette année encore, des artistes exposeront tout le week end dans la salle Voltaire (derrière le Hublot):


 Le hublot du soir de Basile

12.9.16

Isabelle TAOUREL, 16 septembre 2016

Se consacre à la peinture depuis 1996. 
Expose depuis 1998.

Vit et travaille à Paris.





le site d'Isabelle ici

son hublot du soir