4.9.21

Catherine GEOFFRAY du 10 au 24 septembre 2021

Chaque jour, je récupère les images de mes rêves, les ordonne pour en reconstituer et écrire le récit, puis les illustre au bic d’après l’image la plus prégnante sur des carnets moleskine.

Parallèlement à ce travail de raffinage de mes rêves, je modèle des formes dans de la porcelaine crue, laissant surgir sans projet des formes le plus souvent organiques. Ces sculptures explorent et brouillent les frontières entre les différents aspects du monde vivant, qu’il soit humain, animal ou végétal, en mettant en lumière leurs ramifications intimes. Elles sont ensuite cuites sans émail. Se dessinent des familles que la matière blanche commune de la porcelaine relie entre elles selon une logique interne ineffable. Un ensemble de plus de cinq cents sculptures complété aujourd’hui par une série de peintures à l’huile sur papier réalisées également sans image prédéfinie dans un mouvement improvisé, laissant émerger des formes le plus souvent organiques.

Cette confrontation entre ces différents médiums instaure un dialogue sans que le lien soit explicite. Quelque chose se déroule qui va puiser dans mon inconscient des images émergées de mes rêves, tandis que parallèlement un monde imaginaire se peuple de formes mutantes étranges avec des résonnances familières sans pouvoir les nommer.

Paris, le 28 Juin 2021

Catherine Geoffray


Le site de Catherine GEOFFRAY ici
Son Instagram là

Son Hublot du 10.09.2021 à 21h45
Son Hublot du 17.09.2021 à 22h05

6.7.21

Ghislaine ESCANDE du 09 juillet au 10 septembre 2021

Depuis de longues années, je m’intéresse au paysage planétaire et aux figures du monde.

Derrière Le Hublot, en juillet TOP 25 Paris. Sur la carte IGN au 25 000e de Paris et sa région, marouflée sur toile, le monde entier est venu s’imprimer et imprégner la carte comme il fait humainement et culturellement. En suite il y a la peinture qui trouble autant qu’elle rassemble pour proposer une nouvelle carte, celle du globe où nous sommes. Venir avec une loupe pour un voyage détaillé et ne pas oublier que les Top 25 sont des cartes pour grandes randonnées !

En août, Terre pollution, au centre la mer froissée, la mer salie et puis au bord, l’eau qui déborde et inonde la ville, la ville irradiée. Catastrophes en cours ? 

     Le site de Ghislaine ESCANDE ici
                  Le Hublot du 09.07.2021 à 22H37
                  Le Hublot du 08.08.2021 à 21h54

19.6.21

Marie-Françoise SERRA du 25 juin au 09 juillet 2021

Interroger le monde, s’imprégner du réel, en recueillir l’énergie puis s’en abstraire pour laisser place à la forme, la couleur, la matière. Cet aller-retour entre le monde et l’atelier est tout à la fois riche de sens, de questionnements et de plaisir. J’aime prendre le temps d’approfondir mes thèmes de travail favoris pendant plusieurs années, temps de la recherche, temps de l’expérimentation, temps des échanges. 

Peindre bien sûr et aussi photographier, modeler, sculpter, bricoler sont les gestes qui concrétisent cette recherche.

               Le site de Marie-Françoise SERRA ici


                         Le Hublot de 22H34


7.6.21

Olivier Di PiZIO du 11 au 25 juin 2021

Diplômé avec mention des Beaux-Arts de Paris, il est enseignant et président du salon Réalités Nouvelles. Il construit sa recherche autour des questions de l’abstraction, nourrie par les problématiques du déterminisme et de la spéciation qui sont au centre de son travail. 

Pour une écologie picturale,

Continuer de peindre aujourd’hui suppose un projet fort sous-tendu par une exigence conceptuelle et une technique propre. Les plaintes hypocrites sur la mort de la peinture sont démenties régulièrement par des œuvres qui affirment leur singularité au sein d’une tradition renouvelée. Oliver Di Pizio produit dessins, peintures et installations qui mettent en crise la question de l’abstraction, ce qui complète son action en tant que président du Salon Réalités Nouvelles. 

Ce qui affleure, ce qui barre, ce qui remplace, il en faut une réelle profondeur, extraite pourtant du peu de matière pour que ça vienne à la surface. Cela nous oblige à une double réaction, nous en tenir à cette surface, toujours, et laisser notre regard la pénétrer, souvent. De là çà renait, ça se fait vivant, ça spécifie. La lumière se tient parfois dans les accidents épidermiques ou remonte du tréfonds de la toile, comme un inconscient pictural. Les remontées gestuelles (légendées « de mémoire ») dont le support garde trace ne font pas événement à elles seules, il faut encore qu’elles soient le lieu d’une lutte de survie des formes et surtout des couleurs. La frontière reste le seuil où elles se départagent, sans vainqueur annoncé. 

Ce qui ne simplifie rien c’est que de cette lutte naissent parfois des objets. Cette dérive génétique demeure proposition peinte. Alors que des confrères figuratifs ont poursuivi leur aventure jusqu’au cadre, l’attachement d’Olivier Di Pizio à l’extrême de l’abstraction le tient dans ces limites extensibles. L’objet n’est qu’un destin mutant de sa peinture.

Parce qu’il sait que la dispersion en est un danger, il poursuit ses mutations jusque dans leurs plus radicales conséquences. 

Christian Gattinoni

Rédacteur en chef de la revue en ligne www.lacritique.org

 



                  Le site de Olivier DI PIZIO ici
                         Son Instagram là

                        Le Hublot de 23h53