25.4.25

Nadia TOUAMI du 02 au 16 mai 2025

Nadia Aksouh est née en 1974 à Paris. Suite à des études universitaires dans le domaine cinématographique, elle entame une carrière de monteuse pour la télévision. Et depuis plus de vingt ans, en parallèle, elle se consacre à la peinture, sous le nom de Nadia Touami. 

Après des essais dans différents domaines tels que l’aquarelle et la peinture à l’huile, elle trouve un médium approprié, afin de se créer un univers non figuratif. L’usage de la peinture blanche et de l’encre de chine sur papier kraft ou sur toile donne un caractère résolument graphique à son travail. 

Au lendemain d’une première exposition personnelle en 2003 à la Galerie Mireille Batut d’Haussy à Paris, Nadia Touami participe à diverses expositions collectives et individuelles. Depuis 2004, elle expose régulièrement au Salon des Réalités Nouvelles et obtient le prix Marin en 2007 et 2014. 


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                      Le HUBLOT du 02.05.2025
                      Le HUBLOT du 09.05.2025












12.4.25

Delphine MONNEREAU du 18 avril au 02 mai 2025

 « You’re wearing a mask / You look better that way » *

 On ne cache pas son visage derrière un masque, on le réduit à son essence : le regard. Nous regardons à travers le masque mais lui-même, une fois posé sur une table ou accroché au mur, ne cesse jamais de nous observer. C’est alors qu’apparait, de manière paradoxale, le vrai visage du masque. Celui de notre étrangeté.   

 

La peau n’est plus que matière, minéraux, terre et verre réunis par la fusion du feu. L’humain, enfin, se soude à la véritable nature du monde, l’épouse, devenant à son tour sédiment, coquille, carapace, moulage laissé par la lave.  

 

L’être humain masqué se souvient de lui-même. Souvenir confus, comme rêvé, d’ancêtres face à leur peur primitive, conjurée par le Rite. Ancêtres encore en nous, par la trace de leurs mains sur la paroi des grottes, par la peinture de leurs visages – tout ce qui pourra les aider à affirmer leur existence face aux éléments que manipulent des divinités hostiles, dont il faut se protéger par des leurres, des mythes, des masques grimaçants. Les aurochs et les tigres ne s’attaqueront pas aux hommes masqués, aux hommes désormais symboliques, qui bientôt s’affubleront des masques d’animaux et gagnerons, du moins le croyaient-ils, le combat de l’animalité. 

 

Masque masquant.  

Masque révélant. 

Masque démasquant. 

 

« You’re wearing a mask / Wich mask are you ? »


*Iggy Pop (Mask)

 

Milan Dargent (Extrait)






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                      Le HUBLOT du 18.04.2025


28.3.25

Laure DJOURADO du 04 au 18 avril 2025

Inspirée de photos personnelles et de documents d’archives empruntés à la presse, à l’histoire de l’art et de l'architecture, Laure Djourado recompose une réalité-fictive en laissant une place à l’arbitraire. 

« Laure Djourado explore le contour de nos postures et de nos impostures, les jeux de rôle, les jeux de regards, les jeux de miroir jusqu’à questionner notre besoin de validation, notre narcissisme. Elle fracture les séquences de l’été pour nous donner à voir tout ce qui les compose ou les décompose.

L’époque regorge de nouveaux Narcisses, intimité offerte et selfies à la pelle, mise en scène de nos vies et poison de la comparaison. Laure interroge la façon dont on se dévoile, la conscience du regard de l’autre, la tyrannie de l’apparence. Elle met en abyme les regards croisés, personnifie les objets qui deviennent des acteurs ou des spectateurs. Depuis toujours, elle est fascinée par l’impudeur affichée au bord des piscines, sur les plages, dans la langueur du sud. Elle observe les corps dans la lumière de l’été, le bleu miroitant des piscines, l’azur éclatant des ciels de la Riviera, les reflets scintillants de l’eau, la clarté éblouissante.

Derrière les façades, il y a les peaux nues et sensuelles, offertes, les corps qui prennent la pause et le soleil, s’exposent, les nageurs qui se prétendent indifférents et libres. Irrévérencieuse, l’artiste se joue des codes classiques et n’aime rien tant que les surfaces, les lignes, la géométrie, rémanence heureuse de sa formation d’architecte. Elle nous offre ainsi un miroir façon période bleue. Le bleu qui déshabille, qui écrase tout comme la chaleur d’été, couleur barbare pour les Romains, monochrome opulent pour les peintres modernes, promesse de beauté nécessaire à l’humanité. »

Elisabeth Cadoche


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Laure DJOURADO participera à l'exposition collective 
AMOURS VI galerie Espace temps  98 rue Quincampoix 75003
 du 09 au 13 avril 2025

Le HUBLOT du 04.04.2025
Le HUBLOT du 11.04.2025


15.3.25

Jean-Luc JEHAN du 21 mars au 04 avril 2025

Anges, arbres, montagnes, cavaliers : ces figures sont, pour la plupart, empruntées à des peintures de la Renaissance italienne, qui, dit l’artiste, « fait fond » dans tout son travail, l’habite constamment. Elles évoquent et invoquent une autre époque, un autre temps. « Par le lien de la référence et aussi par celui de l’imagerie, elles instaurent une pensée du temps, à rebours. Peut-être même elles repensent notre rapport au temps, notre situation », écrit Élisabeth Amblard. Jean-Luc Jehan déclare volontiers qu’il ne se sent pas de son temps. Mais s’il s’échappe vers les images de la Renaissance, ce n’est pas pour autant pour échapper au présent : se tournant vers le passé, il y puise des images qui font ensuite retour vers l’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’inverser ou de ralentir le cours du temps, mais plutôt d’explorer ce que pourrait être un temps non linéaire, qui agrège et enchevêtre différentes temporalités, un temps fait, selon ses mots de « stratifications mentales qui s’entrechoquent, se superposent, se télescopent ». Ces myriades de points sont des particules de temps, qui se déposent avec lenteur sur la surface de la feuille, où l’espace, peu à peu, se convertit en temps. Chaque dessin porte ainsi en lui, inscrit, indiqué, caché entre ses points, le nombre de jours qu’a duré son exécution. 42, 27, 56… De même que chaque dessin porte en lui, à travers une figure empruntée à Fra Angelico ou à Simone Martini, un peu de l’époque à laquelle il a puisé. Ce que ces œuvres interrogent fondamentalement, c’est ce que Jean-Luc Jehan appelle « le temps à l’œuvre, le temps d’une œuvre, l’œuvre du temps. »

Extrait d’un texte de Diego Rivéro

Le site de Jean-Luc JEHAN ici

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   Exposition de Jean-Luc JEHAN à venir

 Galerie INGERT 46 rue Madame 75006 Paris, du 25 avril au 6 juin 2025

   Vernissage le 29 avril


                       Le HUBLOT du 21.03.2025
                       Le HUBLOT du 28.03.2025