1.7.23

Roxanne HEMERY du 07 juillet au 08 septembre 2023

Pour Roxanne Hemery, la toile devient une arène où couleurs, et formes s'entrecroisent, et les médiums s'entremêlent pour former une unité. Lorsqu'elle peint son geste est libérateur, dynamique, et corporel avec la toile. Du geste à la couleur, elle nous donne à voir une peinture primitive ou la figuration et l’abstraction s’entremêlent pour créer un flux vivant.

Tentant de créer ce flux non censuré de l'inconscient vers la toile elle-même, Roxanne Hemery aborde la performance physique de la peinture avec une impulsivité volontairement jamais préconçue. Les corps anonymes représenté par l’artiste sont une illustration de son imaginaire et sa représentation des rapport humains dans cette société contemporaine.

Les rapports humains la passionnent, se sont d’ailleurs eux qui sont au centre de ses recherches artistiques. 

L’humain comme sujet, c’est via le corps qu’elle l’aborde. Le corps y est représenté fragmenté. Ses figures disloquées capturent la lutte humaine collective, aboutissant à une observation animée de la société actuelle frappée par la violence et les injustices sociaux-culturel.


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                        Son Hublot de 22h23
                       1er août 2023 23h34
                        14 août 2023 23h01





16.6.23

François ANDES du 23 juin au 07 juillet 2023


Entrer dans l’univers de François Andes revient à s’aventurer dans une plongée dans le temps. Puisque l’on sait – si l’on ose la métaphore des travaux – quand on démarre mais pas quand on en sort, tant son imaginaire est foisonnant, riche et merveilleux dans le sens du mot latin mirabilia qui caractérise les choses étonnantes et admirables. Le monde qu’il nous offre à sillonner du regard n’appartient pas tout à fait au nôtre, tout au moins ce ne sont pas les mêmes règles qui le régissent. Le surnaturel y a droit de cité. Au cœur d’une forêt fantastique se croisent des êtres hybrides mi-humains, mi-animaux, dans un ailleurs intemporel. On y rencontre des personnages sortis de contes de fées, de mythes ancestraux, de fables, de légendes, d’épopées et de fantasy… Dans cette imprécision sur le plan géographique, mais avec une récurrence de certains motifs: la forêt, la cabane ou la construction, le chevalier, les lutins, des monstres, … nous progressons en territoire magique peuplé de chimères étranges. Le rapport de François Andes à la forêt semble proche de la croyance en l’existence d’une âme propre à la nature qui se fait jour dans les rites du candomblé. De ce  foisonnement végétal sourd une fascination terrifiante qui nous plonge avec délice dans les rêves cauchemardés de notre enfance. S’y mêlent les ambiances propres aux primitifs flamands Jérôme Bosch, Pieter Brueghel l’Ancien, aussi bien qu’au réalisme magique de Jorge Luis Borges ou de Gabriel Garcia Marquez ou encore au cinéma de Fellini ou de Alejandro Jodorowsky…. On sent dans les dessins de François Andes ces croisements de cultures au sein de récits issus de la tradition orale, religieux ou païens, truffés de références non citées, marqués par l’absence totale de frontière entre le rêve, l’imaginaire, l’hallucination et le monde de la réalité. Mais on perçoit également un syncrétisme plus vaste qui amène au spectacle, la mise en scène, la danse, le monde des mangas comme celui du cinéma, de l’opéra.

Le dessin représente pour François Andes une pratique quotidienne. Il ne s’arrête jamais de dessiner et y voit même un aspect ouvrier. Il s’agit de ne pas perdre la main, comme un pianiste fait ses gammes. Insomniaque, il nourrit ses nuits blanches de feuilles de papiers immenses qu’il noircit patiemment de son univers personnel. Il revendique un travail non maîtrisé qui croît au gré de son imagination et accepte les erreurs techniques et les invraisemblances en refusant la virtuosité. Et pourtant son trait se fait précis, insistant, fouillant sans cesse dans la profondeur du végétal pour y faire surgir les personnages qui le peuplent. La composition n’est pas pensée au préalable cependant son équilibre s’établit  au fur et à mesure, par l’action de la mine de plomb qui se déploie sur le papier suivant les méandres de son auteur. Viennent alors dialoguer les pleins et les vides, les noirs et les blancs pour faire naître des rencontres entre êtres et plantes. 

Isabelle de Maison Rouge


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                        Son HUBLOT de 21H55


             
                      FRANÇOIS ANDES : EXPOSITION EN COURS                                                                 
    
                          

2.6.23

Muriel DOREMBUS / Frédéric TADDEÏ ANGE du 09 au 23 juin 2023

Hasards et volontés de la matière

 

C'est à une collaboration artistique à travers deux médiums, la peinture et la photographie que le Hublot nous convie.

Muriel Dorembus est peintre, Frédéric Taddeï Ange est plasticien et présentera pour l'occasion ses photographies numériques. 

Muriel Dorembus invente des mondes autonomes et imaginaires à partir de processus d'accumulation de couches picturales, de griffonnages ou de frottages.

Dans une série qu’il intitule Les voisins, Frédéric Taddeï Ange s'inspire de l'environnement visuel qui l'entoure, urbain ou plus récemment "naturel" pour parvenir souvent à des compositions qui ne sont pas sans rappeler l'esprit de la peinture. 

Utilisant son téléphone mobile pour les prises de vues ainsi qu'une application embarquée pour le traitement des images, il aboutit également à une sorte d'abstraction. 

Muriel Dorembus est représentée par la galerie Papiers d'art à Paris et sa production prolixe peut s'apparenter à une forme de discipline de vie. 

Frédéric Taddeï Ange expérimente par ailleurs des propositions qui engagent l'éphémère des formes et des échanges, actions dépôts, cailloux mis en scène etc.


Muriel DOREMBUS
Frédéric TADDEÏ ANGE

Muriel DOREMBUS
Frédéric TADDEÏ ANGE

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Le HUBLOT de 22h33






20.5.23

Diane de CICCO du 26 mai au 09 juin 2023

Je peins les paysages qui m’habitent, des paysages imaginaires souvenirs d’un vécu, de la beauté du monde, des paysages de violence aussi, reflets des maux de notre monde. De rien, un peu de pâte, naît un univers, une part de soi que l’on partage avec l’autre.



Le site de Diane de CICCO ici
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                        Son HUBLOT de 22h02