Cheminement d'une pensée, d'une vie, d'une parole...
TAO TIEMPO
UN VENDREDI SUR 2 À PARTIR DE 19 H PLACE VOLTAIRE IVRY sur SEINE un artiste installe dans une fenêtre une œuvre qu'il donne ainsi à découvrir 24 h/24, aux passants et habitants du quartier. Le vernissage, ouvert à tous, est prétexte à une rencontre en présence de l'artiste, pour partager un moment de convivialité et d'échange qui dure depuis maintenant des années. Une seconde œuvre de l'artiste est présentée hors vernissage le vendredi suivant.
Ramzi Ghotbaldin est né en 1955 à Khanaqin, entre le Kurdistan iranien et le Kurdistan irakien, dans une famille de photographes.
Très jeune, il participe aux activités du studio familial et cet univers l’oriente naturellement vers l’École des Beaux-Arts. Il obtiendra son diplôme en 1975, section graphisme/gravure.
De 1982 à 1990, il s’engage dans la résistance kurde. En 1988, après le gazage du Kurdistan irakien, il part vivre au Kurdistan iranien. Il y fera ses premières expositions.
C’est en 1990 qu’il est invité à Paris à l’occasion d’une exposition d’artistes kurdes. Il obtiendra l’asile politique et la nationalité française quelques années plus tard.
Cette double appartenance détermine la singularité de son univers. Son Œuvre se situe au croisement de l’observation, du souvenir et du rêve, aux confins de la mémoire et de l’imaginaire.
Arrivé en France il y a plus de 30 ans, Ramzi Ghotbaldin âgé aujourd’hui de bientôt 70 ans, en pleine maturité, traduit dans une synthèse généreuse, une richesse intérieure et un regard émerveillé sur son environnement.
Il vit et travaille à Paris. Depuis 1996, il expose régulièrement à Paris, en province mais aussi en Belgique, au Kurdistan et à Sofia.
Le site de Ramzi GHOTBALDIN iciSon Instagram là
Corinne Jullien travaille instinctivement à partir de la couleur et de cette spontanéité nait des formes. C’est un processus très automatique qui peut rappeler l’expressionnisme abstrait, c’est une énergie pure en action, des rythmes figuratifs apparaissent comme des patterns.
Ces formes récurrentes sont comme des archétypes qui émergent de l’inconscient, ce sont souvent des modèles primitifs, des symboles.
C’est en regardant ses œuvres que tout un chacun trouve matière à correspondances, à narrations et à rêveries exponentielles. Sa peinture est sans fin, elle s’accorde avec l’infini de notre imagination.
Ce qui se raconte dans chacune des pièces de Corinne Jullien est une représentation composée de strates comme un mille feuilles. En extrapolant, ses œuvres peuvent s’apparenter au test de Rorschach, elles sollicitent la sensibilité et l’inconscient du visiteur.
L’interprétation de ses toiles et des œuvres sur papier en révèle plus sur le regardeur qui les commente que sur la peintre elle-même.
De ses peintures émergent des éléments grossis ou réduits comme nous les fournissent les rêves ou les fantasmes. Des rencontres ahurissantes se produisent. Le rêve est l’expression d’un désir, soit clair, soit dissimulé. Désirs de fuite, désir d’échapper à un piège, désir de rencontre. Nos désirs masqués se situent à la limite de la figuration et travaillent notre mémoire, nos souvenirs. Souvenirs réels ou faux souvenirs, l’esprit reconstruit le passé, l’imagine parfois.
Le travail de Corinne Jullien, y compris dans les titres de ses œuvres, exprime des ambivalences : une lutte entre le bien et le mal, entre la cruauté et une impression enfantine et joyeuse, entre le presque figuratif et le presque abstrait. C’est une pulsion de création, comme si la peinture était la vie, mais une vie plus prégnante et plus intrépide que l’autre.
Extrait du texte de Laurent Quénéhen, critique d'art, commissaire d'exposition,
écrit à l'occasion de l'exposition Figure augmentée, galerie Le Trapèze. 2024.
Nadia Aksouh est née en 1974 à Paris. Suite à des études universitaires dans le domaine cinématographique, elle entame une carrière de monteuse pour la télévision. Et depuis plus de vingt ans, en parallèle, elle se consacre à la peinture, sous le nom de Nadia Touami.
Après des essais dans différents domaines tels que l’aquarelle et la peinture à l’huile, elle trouve un médium approprié, afin de se créer un univers non figuratif. L’usage de la peinture blanche et de l’encre de chine sur papier kraft ou sur toile donne un caractère résolument graphique à son travail.
Au lendemain d’une première exposition personnelle en 2003 à la Galerie Mireille Batut d’Haussy à Paris, Nadia Touami participe à diverses expositions collectives et individuelles. Depuis 2004, elle expose régulièrement au Salon des Réalités Nouvelles et obtient le prix Marin en 2007 et 2014.