Je peins les paysages qui m’habitent, des paysages imaginaires souvenirs d’un vécu, de la beauté du monde, des paysages de violence aussi, reflets des maux de notre monde. De rien, un peu de pâte, naît un univers, une part de soi que l’on partage avec l’autre.
UN VENDREDI SUR 2 À PARTIR DE 19 H PLACE VOLTAIRE IVRY sur SEINE un artiste installe dans une fenêtre une œuvre qu'il donne ainsi à découvrir 24 h/24, aux passants et habitants du quartier. Le vernissage, ouvert à tous, est prétexte à une rencontre en présence de l'artiste, pour partager un moment de convivialité et d'échange qui dure depuis maintenant des années. Une seconde œuvre de l'artiste est présentée hors vernissage le vendredi suivant.
20.5.23
Diane de CICCO du 26 mai au 09 juin 2023
6.5.23
Georges FRANCO du 12 au 26 mai 2023
Je travaille sur la notion de disparition, de traces et de transparence en m'inspirant des dernières œuvres d'Armando Reveron depuis une vingtaine d’années. Autant celles qui restent quand on efface une œuvre que celles, nouvelles qui apparaissent et qui de fait sont les prémisses d'une autre peinture.
Le blanc étant classiquement la couleur sur laquelle le dessinateur ou le peintre commence à poser les premiers traits il peut aussi être celle qui efface les couleurs existantes sur la toile.Partant d'une œuvre peinte en couleur de façon traditionnelle je la recouvre progressivement de blanc jusqu'à ce qu'il en reste ne soit plus que le minimum permettant de deviner le sujet.
Comme bien entendu le résultat doit avoir une tenue il est parfois impératif de reposer des couleurs pour équilibrer la toile. Une part d’aléatoire intervient également. La partie recouverte n’étant parfois pas la plus adaptée, il faut tenir compte du résultat et le retravailler. C’est un lent va et vient entre le temps de séchage nécéssaire par endroits et d’autres parties demandant d’être reprises encore humides.
Malgré l’aspect minimaliste que peuvent prendre certaines toiles le propos est résolument figuratif, paysages, animaux , portraits. Ces toiles sont souvent réalisées en séries et par thèmes.

21.4.23
Chrystel EGAL du 28 avril au 12 mai 2023
« Aujourd’hui, j’utilise les archives de la lignée maternelle en la reliant à l’histoire de la lignée paternelle. J’inscris des marques au chalumeau-stylo sur ces photographies issues des archives familiales et dont je réinvente le fond. Un fond empreint d’un double temps, le mien et celui de mes ancêtres. Beauté dérangée. Dire cet arrachement. Contre la violence de la guerre, la rigidité des conventions sociales, sexuelles, culturelles. Contre les disparitions humaines. Pour un renouveau spirituel et intellectuel.
Ici ma revisite de ce Bouddha pris en photo en 1935. Spirales de jade, ce minéral aux multiples pouvoirs dont celui de protection. Invitation à la circumambulation en connexion avec le peuple chinois dont le pays est devenu une immense prison. Le pouvoir chinois qui ne supporte aucune concurrence religieuse. Répression à mort des Ouïghours, Tibétains, chrétiens.
A ces terres qui m’ont marquée avant d’y avoir été. A ces terres que je ne connais pas et qui me ressemblent. A ces êtres que je reconnais avant de les connaître. A cette terre-mémoire en vue de perpétuer un mouvement qui vient de très loin et résiste à toutes les oppressions.
Je suis née de leur terre imaginaire. »
7.4.23
Guillaume LAVIGNE du 14 au 28 avril 2023
Des vêtements qui flottent dans l’espace comme des souffles. Des vêtements au vivant volume, suspendus dans l’air comme des statues envolées. Vestes et vareuses tout en poches et en modelé, en pâte et en transparence. Uniformes militaires nous parlant de l’une de nos guerres, bleu noir, garance, soutaches et galons. Enveloppes de corps invisibles et obsédants. Fantômes impressionnant notre œil de leur présence. L’artiste aime la sculpture. Sa peinture et sa gravure nous le disent.
Un pichet jaune, massif et monumental, à l’autorité de statue. Un monument en soi, un roc façonné, un phare. C’est à la vue de ce pichet que pour notre part nous avons su que Guillaume Lavigne était un artiste. Toute différente, une enveloppe de papier tremble sur sa toile, chose à l’être fascinant et doux. Cosa mentale autant que chose matérielle et physique. Des choses qui sont des êtres, voilà ce qu’excelle à représenter l’artiste.
Une ronde de fruits interrompue et reprise. Avocats, coings et coloquintes, grenades, kakis peints et gravés, les deux arts figurant pour l’artiste deux voies convergentes, deux façons complémentaires d’interroger le monde. Dans cette convergence de la peinture et de la gravure, le jus flottant de l’aquatinte renvoie à l’acte de peindre quand le trait de l’eau-forte, lui, renvoie au dessin. Décidément, les voies de l’artiste sont cohérentes.
Le monde de Guillaume Lavigne est d’une simplicité complexe. Si ses formes et ses volumes, ses êtres et ses visions existent avec la simplicité de l’évidence, cette évidence est complexe. Ses fruits détachés sur leur fond monochrome sont autant l’idée d’un fruit, révélation épurée de l’être, que sa matérialité physique, sa chair et son poids, son odeur, son jus, ses pépins.
Vincent Simonet (extraits)
Son Instagram là
Son HUBLOT de 21h54Le HUBLOT du 21.04.2023














