28.2.17

Omar IBRAHIM, 3 mars 2017


Quand le besoin intérieur de crier commence à te pousser vers les extrêmes, afin de repousser le poids de ce matérialisme obscur de la vie pratique. L’invitation à la créativité te guide pour trouver le reste. 
A ce stade, tu envisages d’utiliser les mécanismes de l’esprit, du cœur et de l’intuition pour une issue qui te protègera de la chute. Chaque moment de la production de l’œuvre artistique est un conflit passionnel contenant beaucoup d’amour. 
Après une période de lutte, les éléments de l’œuvre commencent à se conformer à tes souhaits. La composition prend forme, les couleurs s’organisent pour révéler le sens de l’œuvre. 
Tu réalises peu après que le dessin ou la sculpture est terminée. Cette même œuvre va recréer la personne que tu es. 
La relation dialectique entre l’œuvre et l’artiste te permet d’ouvrir un dialogue en toi-même. Et avec le monde qui t’entoure.


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21.2.17

Sylvie AUCOUTURIER, 24 février 2017

Au commencement était le corps.
Le corps du modèle qui pose, décrit de quelques coups de crayon rapides, dessiné par l'ombre et la lumière,
Et puis, dans la solitude de l'atelier, le corps s'habille de couleur, s'estompe dans le fond pour mieux se révéler et devient représentation d'un espace.

"Pour le sujet, le corps est le moyen d'insertion dans le monde" - Merleau-Ponty




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14.2.17

Pierre DAUGUET, 17 février 2017


Des peintures rupestres attestent que l'homme a inventé le ressort depuis plus de 10 000 ans, sous la forme de l'arc, constitué essentiellement d'une pièce courbe flexible dont l'élasticité permet de ramener la pièce à sa position initiale lorsqu'elle est déformée ; le ressort a ainsi joué un rôle déterminant dans l'essor des civilisations.
Un ressort idéal est parfaitement élastique et reprend sa forme de repos, ou l'une de ses formes de repos s'il en a plusieurs, après avoir subi une déformation.


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30.1.17

Fabienne OUDART, 3 février et 10 février 2017

"Avec des coupures à cause du manque de place"
Faire sien les mots des autres, les lire, les relire, se les mettre en bouche.
Voilà le point de départ, l'origine du projet.
Vocables que je pique.
Comme une femme qui pour garder son amant en dessine son ombre, je trace des mots.
De la pointe je troue, piquette la surface de formes sphériques.
Ils se découvrent, se mèlent, s'entrecroisent.
Réinventent une partition.
Parmi les contributeurs : Samuel Beckett, Edmond Jabes, Claude Simon, Kateb Yacine, Patrick Chamoiseau, Marguerite Duras, Erri de Luca, Jack London, Annie Ernaux, Elias Canetti,  Michèle Audin, Gaël Faye, Fernando Pessoa, Janet Frame et Marcel Proust.










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