6.9.16

Solange GAUTIER, 9 septembre 2016

"Les collages de Solange Gautier baignent dans une rêverie sans limites dotée d'un humour parfois nostalgique et d'une grande finesse"                Katharina Kolb

Après une formation de photographe spécialisée dans la chimie du bain révélateur, Solange Gautier explore l'image dans toutes ses formes.
Passionnée de gravure et de peinture, elle va puiser l'image d'hier pour lui redonner une seconde vie.
Elle découvre à 20 ans les illustres Max Ernst et Jacques Prévert, tous deux collagistes talentueux. Depuis ce moment là, elle ne quittera plus sa trousse avec son tube de colle et ses ciseaux.
Passionnée par l'édition, elle réalise aujourd'hui des collages pour la presse nationale et internationale et des éditeurs lui confient l'élaboration de couvertures de livres.
Ses collages sont diffusés par l'agence KHARBINE-TAPABOR   





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29.8.16

Mohamad OMRAN, 2 septembre 2016

A propos de l’exposition
Ma nouvelle expérience ne constitue pas une rupture par rapport à mon ancien travail. L’être humain y est toujours présent. Au cours des années  l’élément humain est passé par plusieurs étapes. Au départ il était souvent solitaire. Puis j’ai commencé à ajouter des éléments atones tirés de l’environnement et j’ai commencé à scruter l’union de ces éléments avec l’être, une chaise ou une chaise roulante qui se fondent plus tard dans cette masse atone. Dans une étape ultérieure  l’être humain est devenu un monstre hybride qui emprunte beaucoup aux animaux fictifs. Actuellement cet être solitaire rejoint la communauté pour former avec elle un public dans une position d’attente éternelle.

L’attente
Dans L’attente nous observons nos corps qui s’amollissent, nos bras qui se  relâchent sur nos bedaines. Nous nous immobilisons dans le temps ; nous sombrons dans l’ennui ; nous inventons le temps ; nous tuons le temps.

Nous attendons le train pour nous conduire vers notre maison lointaine, nous attendons la mort de nos proches pour sombrer dans la tristesse,  nous attendons le nouveau-né pour  nous réjouir, nous attendons la fin de la guerre en attendant qu’une nouvelle guerre éclate, dans les prisons nous attendons la liberté pour rechercher une nouvelle prison.    










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27.6.16

Pierre KAUFFMANN, 1er juillet

Pierre Kauffmann s’inspire de constructions partout dans le monde pour créer des structures/costumes mis en scène in situ. Il invite l’architecture et le corps humain à un dialogue plastique. Son travail aussi technique que ludique est un témoignage visuel et graphique qui sublime le patrimoine. L’artiste développe la collection Pika-monuments depuis 2008, elle se décline en séries de photographies, sculptures, objets et installations.
Cette démarche artistique est son projet phare de création.
Les Pika-monuments sont des performances ayant eu lieu dans une architecture choisie et revisitée. 
Processus de création Pika-monument : 
1.Choix du monument pour sa forme architecturale, sa couleur, sa grandeur ou sa photogénie. 
2. Après un relevé des couleurs du site choisi, une structure/costume est créée dans un matériau de la même teinte. La coupe, les ornements ou motifs s’inspirent des détails architecturaux retenus. 
3. Une performance avec cette structure dans le lieu même permet de produire une série de clichés ton sur ton, et de proposer un dialogue artistique entre corps et architecture .
L’artiste développe ce projet, en répétant son processus à Paris et dans le monde entier. Il utilise des techniques et médiums qu’il affectionne et qu’il a pu expérimenter dans son parcours professionnel situé entre les arts plastiques, le spectacle vivant et l’architecture. 









le site de Pierre Kauffmann ici

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20.6.16

Olivier PEYRONNET, 24 juin 2016

Mon travail s’articule, pour partie, depuis une  vingtaine d’années, autour de la réappropriation de matériaux du quotidien. Ces matériaux sont travaillés pour leur dimension organique et métaphorique, ceux-ci étant à la fois révélateurs de l’intime du corps, d’une archéologie humaine et d’une empreinte collective.
Ces sculptures murales suscitent une double lecture, une première perception est d’ordre décoratif puis une deuxième recouvre un sens plus métaphorique, qui évoque à la fois l’intimité et l’universalité de ce que Georges Perec qualifie d’infra-ordinaire, « Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, l’infra-ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire ? » in L’infra-ordinaire, Le Seuil, 1989.
Ces dispositifs de nuanciers dialoguent avec le design mais un design animé par les traces colorées du vivant.
En effet, les surfaces sensibles des trames tissulaires enregistrent les rêves et les histoires vécues, à la manière du papier photosensible en photographie.

Ici ces surfaces sont conditionnées sous une membrane protectrice de verre, qui à la fois protège et fait rayonner la matière colorée, de manière quasi précieuse et unique.
 Chaque loupe, point traversé par la lumière, renvoie à l’individu, à la cellule, à son code génétique.




le site d' Olivier Peyronnet ici

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