7.12.24

Antoine BATAILLE / Cassandre LEPICARD du 13 décembre au 10 janvier 2025

Antoine BATAILLE est un peintre basé à Ivry-sur-Seine. Diplômé en 2021 de l’école d’architecture Paris Val-de-Seine, sa pratique oscille entre expérimentations architecturales, carnets de voyages et peintures. Lors d’errances, qu’il pratique principalement dans les lieux reculés, il arpente le paysage à la recherche des derniers bastions de nature, prenant comme sujet les résurgences mystiques présentes dans le monde sauvage.

Cassandre LEPICARD est une peintre basée à Ivry-sur-Seine, diplômée en 2022 de la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg. Au cours de ses études, elle s’est nourrie de références scientifiques, s’est intéressée aux liens existants entre l’anatomie humaine et l’art. En parallèle de ces recherches, elle a passé de longs moments au contact du monde sauvage. Ces expériences ont éveillé en elle des interrogations profondes sur la relation symbiotique entre l'organisme humain et le monde naturel, questionnant les frontières entre l’être humain et son environnement, le vivant et l'inerte.

Projet :

Nous sommes enchantés de participer au Hublot, cette lucarne lumineuse est l’occasion d’offrir une vision singulière d’Ivry, ou plus précisément d’Ivraie. Le nom d’Ivry proviendrait de l’ivraie, une plante qui poussait en abondance sur ces terres, le long des rives de la Seine. À travers notre composition de peintures à l’encre et à la cire, nous proposons un espace où l’on peut rêver au passé de cet endroit fantasmé et à ses premiers habitants : les Ivraiyents ? Ces images nous plongent dans une époque lointaine, indéfinie, où ce nom, inspiré par cette graminée vivace, a été attribué à ce territoire

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                        Le HUBLOT à 4 mains 
          Cassandre LEPICARD et Antoine BATAILLE 13.12.2024
                    Antoine BATAILLE 20.12.2024
                   Cassandre LEPICARD 27.12.2024
         Antoine BATAILLE et Cassandre LEPICARD 03.01.2025 








22.11.24

Frédéric DAMBREVILLE du 29 novembre au 13 décembre 2024

« Esthétique de la résistance »

Ma peinture est indissolublement liée à mon écriture. Et, pourrais-je dire, à mon engagement éducatif. Travaillant avec des enfants, j’ai peint des enfants... Et lorsque j’ai entrepris, il y a longtemps, très longtemps, des recherches sur ma famille, j’ai peint des « portraits de famille », au pastel à l’huile, et en grand format, à partir de documents d’archives que j’ai découverts et réinterprétés. Au même moment, je peignais de grandes toiles abstraites inspirées de l’action-painting. Parallèlement à l’écriture du livre Les Disparus de Gatti de Gamond, qui m’a pris 13 ans de recherche et d’élaboration, j’ai pratiqué la gravure sur cuivre à la pointe sèche, dans des formats de plus en plus importants, sur le motif des ronces que j’ai peintes à Bruxelles, d’abord au pastel, en privilégiant les masses et la couleur, puis avec des pointes de carreleur pour graver plus profond et avoir de « beaux noirs », en concentrant mon trait sur le contour et la forme, de manière pratiquement abstraite, m’efforçant de conserver le mouvement de la plante, sans possibilité de repentir. 

Frédéric Dambreville, novembre 2024

En regardant Théodore Rousseau

A  L M. (en souvenir de l’exposition « La voix de la forêt »)

Je ne cesse de construire et déconstruire le paysage au second plan, inspiré de Théodore Rousseau, d’un de ses tableaux représentant une source, dans le département du Doubs (La Source de Lison, 1863).

Il y a comme un double hommage : à ce merveilleux peintre de paysages que j’admire depuis très longtemps, et au personnage féminin, contemporain, qu’on voit de dos, en train de contempler une peinture de Rousseau. Elle-même grande dessinatrice de paysages, et, en particulier, de masses forestières, d’arbres. 

C’est donc un hommage à la nature et à la peinture. Au portrait et au paysage. Au vivant.

Je ne cesse de reprendre à la fois le paysage et le personnage, même si ce ne sont que des « détails ». Tous deux se fondent dans la source, et notre regard est (ou doit être) le regard du personnage.

              L'Instagram de Frédéric DAMBREVILLE ici
                      Le HUBLOT du 29.11.2024
                      Le HUBLOT du 06.12.2024


10.11.24

Maurane CLOSIER du 15 au 29 novembre 2024

Maurane Closier est designer et céramiste.

Elle collabore avec des artistes, des manufactures, des galeries et des grandes marques, pour concevoir des objets de table, de décoration, ou des sculptures en série limitée.

Formée par Augusto Tozzola depuis 5 ans, elle pratique le tournage en céramique et a repris son atelier à Ivry sur Seine où elle forme professionnellement. 

Elle développe des séries de pièces en faïence rouge pour des commandes privées.

Les nuances sombres des émaux quelle utilise donnent à ses collections une profondeur particulière, et unifient les pièces dun paysage à la ligne simple, où lon voit apparaître et deviner la matière brute sous une surface brillante.

Maurane Closier cherche inlassablement et avec plaisir la beauté dun geste transmis et à transmettre, un geste qui prend forme avec patience, et justesse.


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                      Son HUBLOT du 15.11.2024
Son HUBLOT du 22.11.2024


25.10.24

Frédéric LÉGLISE du 01 au 15 novembre 2024

Les jeunes femmes de Frédéric Léglise fleurissent tels des motifs abstraits. Elles n’ont pas vraiment d’âge, ou plutôt elles sont éternellement jeunes, la bouche nacrée, la peau lisse et très souvent rose — rose qui n’est pas la couleur de la chair mais une couleur métaphorique, douce et lumineuse, comme s’il s’agissait de fleurs de lotus. L’artiste tire ce rose parfois vers le rouge (les corps prennent alors la teinte de sucres d’orge), parfois vers le blanc (comme une photographie surexposée). Dans les peintures les plus récentes, la peau devient brune, d’un brun qui dépasse le réalisme pour se transformer en enveloppe veloutée. Assis ou allongés, les corps s’épanouissent indépendamment du fond, traité avec des motifs géométriques (ceux du fauteuil) ou bien à la feuille d’or ou d’argent, comme une icône religieuse ou Pop, ou encore poudré de paillettes glamours. Ces peintures sont pourtant des portraits, la plupart ayant pour titre le nom du modèle — pas « modèle » au sens technique, mais la femme de l’artiste, des amies, des personnes rencontrées. Ce qui les distingue, ce sont les vêtements sophistiqués ou négligemment ouverts, la couleur des cheveux, l’arc des sourcils, l’expression. Mais les corps sont avant tout ces courbes lisses, caressées par les nuances de la peinture, mises en volume par la géométrie des étoffes soyeuses — expressions du plaisir visuel, de la plénitude sensuelle de la contemplation.

Anne Malherbe

Août 2020


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                      Son HUBLOT du 01.11.2024
                      Son HUBLOT du 08.11.2024



11.10.24

Edith LANDAU du 18 octobre au 01 novembre 2024

Pourquoi la photographie ?

J’ai découvert un appareil photo dans l’appartement de mes parents vers l’âge de 12 ans. 

La photographie est devenue alors l’outil d’expression qui m’accompagne encore aujourd’hui.

Il est un partenaire que je tiens par la main et qui me prend par le cou.

Pour ma part, en immobilisant l’instant, la photographie fonctionne comme un journal sauveur de la mémoire. Elle répond à la nature consciente ou inconsciente selon une dimension individuelle ou collective. 

Elle permet de raconter, de dénoncer, de rêver. De se disperser ou de se dévoiler, d’extérioriser, d’être objectif ou dramatique, être dans une surenchère affective, ou dans une retenue poétique.

Elle peut être un ennemi comme un ami en fonction de celui qui réalise et de celui qui regarde.


Votre « nature terrestre » lève un voile sur la nature animale dans son environnement. Que voulez-vous montrer ?

Chaque animal vit dans un monde propre à son espèce.

Il n’est pas doté du même langage que nous les humains, néanmoins ça ne retire rien à l’expression du sensible lorsque l’animal nous regarde.

Je guette cet instant troublant et privilégié qui semble traverser la barrière qui nous sépare tout en gardant son origine propre d’animalité.

 

Votre représentation des animaux familiers peut parfois être inquiétante. 

Est-ce volontaire ?

En redonnant à l’animal sa présence singulière dans son environnement, le caractère troublant de certaines photos vient peut-être d’un sentiment d’une étrange proximité entre nos deux conditions. 

À d’autres moments au contraire, l’être familier que nous connaissons, réintégré dans sa condition animale, devient étrange et inquiétant.


Interview complète d'Édith Landau pour le magazine Corridor Elephant à retrouver pages 16 à 25 

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                      Son HUBLOT du 18.10.2024
                      Son HUBLOT du 25.11.2024







26.9.24

Vincent PUREN du 04 au 18 octobre 2024

Une proposition au dialogue entre sensualité et regards.

Pour amorcer ce dialogue, Vincent Puren réalise des œuvres où l’Humain est au cœur de son travail à travers, principalement, la peau et le portrait… 

La nature sensuelle de la peau est pour lui un langage à part entière. La peau est notre enveloppe charnelle, notre frontière physique avec le monde extérieur, mais c’est aussi notre première expérience sensorielle à travers le sens du toucher. 

Le toucher, un langage à la fois unique et universel. Peindre des corps et la peau. 

Son obsession, consiste à capturer ce langage avec l’envie de réveiller un inconscient émotionnel, mais surtout avec l’envie de communiquer avec le regardeur d’une manière profonde et intime. 

Cette sensualité cutanée est également liée pour lui aux souvenirs, aux fantasmes et aux rêves. Un travail sur la temporalité des expériences émotionnelles que nous avons vécues ou nous ne vivrons peut-être jamais… C’est pourquoi l’objet ne doit pas être trop explicite, il faut que l’œuvre suscite une interrogation, un doute. 

Ce désir de dialogue passe également à travers des regards échangés. La réalisation de portraits en peinture, sujet qui traverse les siècles depuis l’Antiquité, lui permet de capter ces regards. En continuant à perpétuer la tradition picturale du portrait il cherche là aussi, comme avec la peau, à créer une connexion, à dialoguer avec les autres mais aussi avec lui-même.


Vincent Puren vit et travaille à Clichy (92). Artiste plasticien, formation arts graphiques à l’École de l’image des Gobelins de Paris.

 

                  Le site de Vincent PUREN ici
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                      Son HUBLOT du 04.10.2024
                      Son HUBLOT du 11.10.2024





14.9.24

Natalianne BOUCHER du 20 septembre au 04 octobre 2024

Ce travail de dessin au fusain de la série Chemin ainsi que la série photo Paysages apprivoisés traitent de notre rapport sensoriel et métaphysique à la nature. Je dessine des paysages désertiques qui se rapprochent de la texture d’une peau et photographie des montagnes avec une démarche similaire à celle pour un portrait. Dans la série Chemin, le travail sur une image fixe est abordé comme une unité qui fait partie d’un mouvement et je propose pour cela des dessins sous forme de triptyques qui tracent un chemin continu. 

Je tente de transmettre la sensation du corps éprouvé par l'extérieur (textures, plis, volumes) et une interrogation sur ce que représente le désert et l'érosion. Le désert comme expérience enivrante à un espace brut et aux éléments naturels, mais également une expérience faite de crainte au regard des dégâts de l’anthropocène, dont la désertification croissante en est un des témoins.


Née en 1988 au Mexique, Natalianne grandit en France et se forme à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD) en Cinéma d’Animation. Elle réalise des courts-métrages hybrides, des clips musicaux, explore les effets spéciaux pour le cinéma et filme pour le théâtre et la danse. Actuellement, Natalianne se concentre sur son travail de plasticienne (fusain, photo et peinture à l’huile), et développe un court-métrage de fiction en animation au fusain, «Ton Feu» avec Guillaume Le Pape. 

Le film est en recherche de production(s).



                Le site de Natalianne BOUCHER ici

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                      Son HUBLOT du 20.09.2024

                     Son HUBLOT du 27.09.2024

            


30.8.24

GUACOLDA du 06 au 20 septembre 2024


Guacolda est une artiste française née au Chili de parents français. Son prénom, Guacolda, est celui d'une princesse indienne légendaire, ce qui influence profondément son œuvre artistique. Influences de la peinture classique à l'art néo-pop, le fil conducteur de toutes les œuvres de Guacolda - gravures, peintures, vidéos, dessins - est le trait. Il les lie, symbolisant souvent "lien", "empreinte" ou "vibration". Agissant comme un générateur d'événements inattendus, le trait tisse un sens dans son travail.

 

Guacolda est une artiste transdisciplinaire, diplômée de l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris et des Beaux-Arts de Barcelone. Elle est régulièrement invitée en résidence d'artiste ; à Tokyo, à Lisbonne, au Liban, etc. Elle utilise divers médias : la peinture, la gravure, la photographie et la broderie, cette dernière étant un médium qu'elle continue d'explorer et de réinventer. Ses œuvres se trouvent dans diverses collections privées et institutionnelles. 

Guacolda vit et travaille en France, près de Paris. 

Son travail a été présenté dans le livre De Fil en Aiguille (2018) de Charlotte Vannier.  


Démarche 

Ce qui fonde le travail de Guacolda c’est le trait. Le trait en tant qu’empreinte, lien, vibration ou trame. Le trait sillon gravé dans la plaque, le trait de surface, dessins et peintures, ou le trait-fil fait matière. Son travail invoque des corps et des portraits d’hommes, de femmes, des figures références de l’histoire de l’art, des autoportraits, au travers de trames et de superpositions. Elle fusionne par exemple des figures de la culture religieuse avec des références modernes telles que des acteurs de cinéma, des personnes de son entourage. Son approche artistique se veut une invitation à interpréter le trait, le détail dans chaque œuvre. Les trames de ses créations, traits de peinture, d’encre ou de fil, créent une vibration. Brouiller les limites, les figures, les réalités pour proposer une autre vision du réel, libre d’interprétation.

 

Article de Laure Perny pour Le Parisien 


              Le site Fiber Art Fever de GUACOLDA ici
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                      Son HUBLOT du 06.09.2024
                      Son HUBLOT du 13.09.2024

5.7.24

Guillaume LAVIGNE du 12 juillet au 06 septembre 2024

Voilà plus de vingt ans que Guillaume Lavigne peint et grave. Des formes et des volumes. Des êtres et leurs enveloppes. Des visions denses, très personnelles. À l’huile et à la gouache. À l’eau-forte et à l’aquatinte. Sur le papier et sur la plaque de métal. Au pinceau et à la pointe sèche. Vingt ans que, comme des dons chuchotés, l’artiste nous offre ses épiphanies.   


Sur un mur de l’atelier, dans la lumière d’un après-midi de janvier sont réunis les realia du peintre, sept petites toiles qui sont les dernières nées de ses œuvres. Pinceaux dans un pot, brosses et tubes isolés sur un fond troublant. Peinture dans la peinture, peinture de la peinture. Autoportrait du peintre réfracté en ses outils et en sa création. 


Ces toiles intimes, au plus près de lui, de son quotidien et de son métier, de son être et de ses rêves, de ses certitudes et de ses recherches, on les attendait. Depuis longtemps on attendait de faire leur connaissance. Elles ont la gravité des œuvres essentielles. On y sent l’artiste à l’aise. Son regard posé sur son quotidien atteint à une intensité nouvelle. En fixant les quelques objets comptés qui le relient le mieux au monde, il ne manque pas de se livrer. Ces pinceaux au garde-à-vous, ce tube de peinture écrasé par un pouce qui ne doit pas être loin, ces brosses plus ou moins lourdes et plus ou moins soyeuses magiquement épinglées sur le vide, autant de révélations. De l’intimité que l’artiste entretient avec la création.   

 Les épiphanies de Guillaume Lavigne (extrait) / Vincent Simonet


Le site de Guillaume LAVIGNE ici

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                      Son HUBLOT du 12.07.2024
                            Le 02.08.2024 
           deuxième oeuvre des petits formats de l'été
                   15.08.2024 troisième oeuvre
                            27.08.202
  4e et ultime oeuvre des petits formats de l'été