Devenu travailleur social, il accompagne pendant plusieurs années des personnes mises en marge de la société. Cette expérience transforme durablement son regard sur l’humain. En 2018, la coanimation d’un atelier d’aquarelle dans un foyer marque un retour décisif à la peinture.
D’abord centrés presque exclusivement sur le visage, ses portraits intègrent désormais de plus en plus le corps. Les figures occupent la majeure partie de la surface, jusqu’à donner l’impression de sortir du cadre. Elles émergent du tableau, portées par des champs de couleur et de matière qui prolongent, par d’autres teintes, le rythme du geste.
Son travail s’inscrit dans la durée. Les peintures vinyliques se construisent par accumulation progressive de matière. Les surfaces deviennent épaisses, rugueuses, traversées d’aspérités et de reliefs marqués, donnant à la peinture une dimension presque organique, comparable à une peau travaillée dans le temps.
Sur papier, le processus, les œuvres sont reprises, retravaillées, parfois malmenées jusqu’à ce que le support se dégrade. La feuille s’abîme au fil des séances, se délabrant parfois jusqu’à être trouée. Ces altérations sont la trace visible du temps de travail et de l’insistance du geste.
Son travail cherche la confrontation. Chaque pièce agit comme une présence, capable de troubler, de déplacer le regard et de faire surgir une émotion brute. Les œuvres conservent la mémoire du temps passé à les construire, comme des témoignages sensibles laissés à l’expérience du spectateur.
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