13.1.16

Jean-Marc MOSER, 15 janvier 2016

C'est en en 1990 que Jean-Marc Moser a réalisé la série de photographies « La petite ceinture de Paris ».
La petite ceinture désigne cette ligne ferroviaire qui fonctionnait jusqu'en 1935 environ sur la périphérie de la capitale et qui a arrêté toute activité en 1985.
Muni d'un appareil 24 x 36, et de films diapositives ‘poussées' à 3200 ISO, Jean-Marc Moser a exploré de nuit un tronçon partant de la cité internationale jusqu'à la station Javel, tronçon dans lequel alternaient des voies en extérieur ainsi que des tunnels.
Pour Moser cet univers désolé fut l'occasion de « descendre » au plus profond de soi.
Le résultat est un ensemble d'images dans lesquelles des lumières diffuses produisent un effet pictural puissant et le sentiment d'une temporalité en suspens.

Au-delà de la séduction première, ces images engagent le médium photographique dans les limites de son expression et attestent par là même  son autonomie : en effet ces images que l'on pourrait confondre avec une sorte d'abstraction picturale ressortissent autant à la photographie qu'à ce qu'on pourrait appeler « Le photographique ».



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son hublot du soir






4.1.16

Miguel MARAJO, 8 janvier 2016

“Les phénomènes de créolisation sont des phénomènes importants, parce qu’ils permettent de pratiquer une nouvelle dimension spirituelle des humanités. Car la créolisation suppose que les éléments culturels mis en présence doivent obligatoirement être « équivalents en valeur » pour que cette créolisation s’effectue réellement.” Edouard Glissant
Miguel Marajo, fréquentant le  milieu intellectuel caribéen, assista, dès son plus jeune âge, aux premières  conférences  d’Edouard Glissant et de Patrick Chamoiseau sur le thème de la créolité, et fut en relation avec Aimé  Césaire en Martinique où il fut cofondateur du groupe d’expression plastique Totem. Il fut élève d’Olivier Debré puis d’Henri Cueco lors de sa  formation aux Beaux-Arts de Paris.
Commentant, de manière rétrospective, l’évolution de son travail, Miguel Marajo dit : “Je suis d’une génération dont le but est, tout en reconnaissant les vertus nécessaires du mouvement de la négritude, de faire de la diversité culturelle une richesse. Ma production picturale ne peut être comprise qu’en réaction à ces questions et non comme une tentative pour y apporter une réponse, pour autant que ce sont ces questions qui ont donné à mon œuvre la dynamique implicite de son écriture.”






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14.12.15

Colette CL, 18 décembre 2015

Cabinet de curiosités iconoclaste

“Guerres et Partages” ou “L’image du héros, une idée reçue à travers les âges”
Cette carte Blanche que m’offre le Hublot me permet d’affirmer mes partis pris liés à l’actualité française et internationale dans le cabinet de curiosité que je réalise derrière la vitre du hublot. 
Cet Œil du Cyclone * met en abîme les us et cultures, religions et croyances sous le faisceau des guerres mondiales.
Archives, images d’Epinal, livres côtoient des objets laissés pour compte, jouets, jeux de société, ouvrages éducatifs, timbres postaux, figurines iconiques universelles, que parsèment des clins d’oeil aux artistes d’hier et d’aujourd’hui qui m’animent.
Emettre l’idée qu’avec un rien, chacun peut créer un tout, en lien avec les autres.
En contrepoint, dans la salle Voltaire attenante au Hublot, je propose les œuvres de 23 artistes, des pratiques ancestrales au Noomuseum HD 3D multimédia de Yann Minh, comme premier terrain d’échanges pour redécouvrir ensemble ce voyage extraordinaire qu’est le partage d’idées, l’apport et le métissage de cultures, sans préjugé, tabou, ni interdit ; et construire à l'unisson pour rien, et avec presque rien, un nouveau monde l’espace d’une soirée.
Utopie ? vous avez dit utopie ?

* Emission de Canal + créée par Alain Burosse de 1991 à 1999 


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8.12.15

Jean LANCRI, 11 décembre 2015

« Je serai votre miroir » ou « Au travers du « O » de HublOt, de LOve et de VélO ».

Les cinq œuvres (+ un vélo) réunies pour cette « installation »  invitent à interroger la frontière entre l’espace de l’art (enclos derrière la vitre du « Hublot ») et l’espace de la vie (déployé côté rue, devant cette vitre). Elles s’évertuent à mettre en joue, de part et d’autre d’une vitre, quelques-uns des enjeux de l’amour et de l’art. Mais, si elles cherchent à entrelacer art de l’amour (dans la rue) et amour de l’art (dans la vitrine du « Hublot »), elles entendent ne le faire qu’en oblique. Aussi ne montrent-elles que cinq fragments (+ un vélo)  d’un ensemble  titré « Le Cycle de Cheval-à-Vélo » ; lequel se plaît à mettre en scène   feu le  Facteur Ferdinand Cheval (1836-1924).  L’installation du « Hublot »  tente de jucher sur sa bécane  (voire sur un cheval à bascule d’autrefois) ce rêveur présumé naïf : à cheval sur l’anagramme qui relie VELO et LOVE. Mais que dire des effets induits par les rouages de cette machinerie verbale,  pour peu que s’y égrènent les pulsions, que s’y engrènent les passions ? Tandis que, dans l’installation du « Hublot »,  l’arc d’Eros peu à peu se bande, les petits meurtres entre amants,  dépeints là, n’ont  d’autre visée que de mettre en représentation, comme « scène primitive » de toute fiction, les fictions amoureuses qui relèvent du crimen amoris. Notre farceur de facteur ne cherche qu’à y pointer l’impossible nœud du fantasme qui lie Eros et Thanatos ; en miroir de ce qui a cours dans la rue : de l’autre côté du « O » de l’œil rond du « Hublot ». 




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